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© Bruno Perroud


Jean-Christophe Barc
met en scène “Un petit jeu sans conséquence”
Sur la scène du Petit Gymnase, la Compagnie des Hauts-de-Seine reprend la savoureuse comédie de Jean Dell et Gérald Sibleyras, récompensée par cinq Molière en 2003.
Jean-Christophe Barc est un homme-orchestre toujours occupé, une mise en scène, une adaptation, des pages blanches à noircir de sa plume d'auteur, le costume de comédien à revêtir, un roman dans la tête, un premier long-métrage en marche... C'est un homme aussi qui ne mâche pas ses mots, qui tempête et qui rit, qui s'emporte contre la vulgarité dont nous sommes trop souvent les victimes, mais qui savoure et respecte à la virgule des comédies bien écrites, intelligentes et drôles. C'est Jean-Christophe Barc. Que Laure Compain-Tregouet le sollicite pour monter Un petit jeu sans conséquence et le voilà qui sans une hésitation s'attelle au travail. "Ils avaient monté 'Le Béret de la tortue' qui a été joué pendant deux ans et c'était formidable.

"C'est autre chose que ces comédies
qui tirent le public vers le bas"


Les pièces de Dell et Sibleyras sont tellement bien écrites ! C'est ciselé, c'est du cristal, il n'y a pas une virgule à bouger. J'adore et j'admire !" Un succès garanti d'avance ? "Un succès en 2003 ne veut pas obligatoirement dire un succès aujourd'hui. La conjoncture a changé depuis, le public aussi, il s'est habitué à la facilité, aux vannes bas de gamme qu'on lui sert trop souvent. Heureusement qu'il y a des auteurs comme Dell, Sibleyras, Azzopardi, Carole Greep et quelques autres, c'est quand même autre chose que des trucs du genre 'Ma mère aime les bananes' ou 'Tourne ton cul que je marque un but' qui tirent le public vers le bas !"
Parce qu'il avait le physique de Monsieur Tout-le-monde et que l'on n'imaginait pas qu'il puisse être drôle, lui qui aurait voulu être Pierre-Jean Vaillard ou Fernand Raynaud, se met à écrire et ne peut plus s'en passer. Oui, mais... Car c'eût été trop simple de s'arrêter là ! "Pour faire vivre mes textes, leur donner la couleur que je souhaitais, il fallait que Barc le comédien joue dans ses pièces. Je n'arrivais pas à dissocier les deux, jusqu'au moment où j'ai laissé Thierry Lavat monter 'Chacun sa croix' sans moi, et ça a été formidable ! Grâce à ça, j'ai réussi la rupture avec moi-même." Sa mélancolie bien cachée au fond de l'encrier, "Ça n'est pas un mystère, si l'on choisit de faire de la comédie c'est qu'il y a forcément un problème, une mélancolie au fond...", lorsqu'il revêt l'habit de metteur en scène c'est avec le désir d'imprimer "sa patte" sans jamais occulter le travail de l'auteur roi. "Il y a des metteurs en scène qui s'approprient le texte et dont on va voir la pièce, c'est une manière de voir. Moi je ne me substitue jamais à l'auteur, je le respecte d'autant plus que je sais combien il est difficile d'écrire. Mais j'aime quand même que l'on repère un peu ma patte dans le jeu des acteurs, elle est là et pas ailleurs. Elle est dans la manière dont un comédien va dire : 'Passe-moi le sucre.' C'est beaucoup moins anodin qu'il y paraît." Conclusion ? "Ce Petit jeu sans conséquence va en avoir de grosses car il va, nous l'espé
Portrait par Jeanne Hoffstetter
Paru le 20/07/2011

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