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© Bruno Perroud.


Patrick Adler
Imitateur bien sûr, mais humoriste avant tout
Se définissant lui-même "chic et vachard", Patrick Adler revient au Théâtre des Feux de la Rampe avec son dernier one-man-show "Même pas changé ?". Celui qui fut connu comme "l'imitateur des voix de femmes et suraiguës", rendu célèbre avec Zézette, Maria Pacôme, Les Vamps ou encore Céline Dion, a pris de la bouteille et opère un nouveau virage avec un style d'humour plus incisif.
Aujourd'hui l'imitateur devient plus pamphlétaire : "Depuis les années 80 où Thierry Le Luron a révolutionné la place de l'imitateur avec la chanson 'c'est la rose l'emmerdant', le politiquement incorrect s'est installé. Les retours que j'ai de certains professionnels donnent à penser qu'au-delà des imitations, j'ai un style plus critique et acerbe, et, surtout, plus interactif. Pour moi, c'est nouveau. On m'a même dit à propos de ce one-man-show : "Ce spectacle allie Guillon et imitations." Le déclic s'est opéré sur mon précédent spectacle, en clôture d'un festival où j'ai fini dans une impro sur, et, avec le public. Le lendemain, la presse n'a parlé que de ça. J'ai voulu alors explorer cette capacité d'improvisation, que je développais déjà sur France Inter. À présent, j'ai plus envie de sortir du cadre que de faire des choses construites. J'aurais pu continuer avec ce qui m'a fait connaître : un abattage de voix de femmes - j'étais le seul à le faire depuis Claude Vega. Mais on vieillit, on prend conscience de certaines choses, et il y a une sorte de hiatus qui nous oblige à évoluer, à nous renouveler... changer."
Portrait par Samuel Ganes
Paru le 05/02/2011

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