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Michel Le Royer
D.R.


Le Fantôme de l’Opéra
au Théâtre 14
Films et comédies musicales, le célèbre roman de Gaston Leroux publié en 1910 a beaucoup inspiré les Anglo-Saxons. Roland Petit en fit un ballet, mais il aura fallu attendre un siècle pour qu'un Français en signe l'adaptation théâtrale et la mise en scène.
Henri Lazarini,
adapte et met en scène

Un auteur oublié, un roman touffu oscillant entre fantastique, romantisme et suspense. Comment de nos jours l'adapter, le mettre en scène, et pour quelles raisons ?

"J'ai une passion pour l'auteur que je situerai entre Dumas et Ponson du Terrail. Ses personnages sont très proches de certains héros de Victor Hugo, ces êtres au cœur énorme mais dont le physique monstrueux interdit l'amour. C'est L'homme qui rit..., Quasimodo... J'ai monté Le Fantôme comme une œuvre romantique, ce qu'elle est complètement ! L'histoire est en effet très compliquée, il a fallu l'alléger et réduire le nombre de personnages. L'intrigue se passe entièrement à l'Opéra. Les décors sont très beaux mais j'aime l'épure et n'ai pas voulu surcharger l'ensemble. Par contre, nous avons des costumes somptueux. On ne peut pas monter une telle œuvre avec quatre bouts de ficelle. En venant voir un spectacle comme celui-là les gens veulent rêver. À nous de relever le défi !" Également metteur en scène d'opéras, Henri Lazarini explique combien il aime les sentiments exacerbés et les grandes passions. "Et là, il y a de la matière", dit-il en riant."Je voudrais que le public entre dans cette histoire invraisemblable et magnifique sans se poser de questions, qu'il se laisse emporter !"


Pascale Petit
est Carlotta, la cantatrice

"Je tiens à vous dire que je n'ai pas un grand rôle, mais il m'amuse beaucoup. Je suis une cantatrice, une diva extravertie. Je suppose qu'elle est italienne et comme je suis bilingue, je vais coller un petit mot par-ci par-là, ça lui donnera un peu de piment... J'ouvre la pièce et déjà, ça donne le ton ! Je chante (en play-back) Faust, Gounod, la Tosca, un lustre tombe. Bon, vous voyez un peu !" La fantaisie chez elle s'exprime d'une voix grave et posée. Devenue rare Pascale Petit ! "Ah, mais je m'étais même arrêtée complètement ! J'ai fait beaucoup de films en Italie à une époque, je vivais là-bas et je crois que ça m'a coûté ma carrière française. J'ai repris depuis trois ans le théâtre, j'ai fait des tournées, je suis ravie. Je préfère maintenant le théâtre, je m'y sens à l'aise, bien qu'il y ait toujours des progrès à faire et des choses à apprendre, comme dans la vie. C'est ma cinquième pièce, j'avais commencé à 18 ans." En riant elle précise toutefois que pour dire la vérité : "On ne la demande plus des masses au cinéma mais qu'elle serait ravie de refaire un film." Formée aux Beaux-Arts et devenue comédienne par accident, Pascale Petit continue à peindre, à faire des fresques de mosaïque et préfère voir le chemin à parcourir plutôt que le chemin parcouru. "Je dis toujours que ce n'est pas parce que j'ai mangé hier, que je n'ai plus faim aujourd'hui !" Elle rit, heureuse des répétitions qui commencent.


Michel Le Royer
est le directeur de l'Opéra

"Magnifique ! Après La Dame aux camélias et Lorenzaccio, c'est la troisième fois que je vais jouer avec Henri !" Dans le cas présent, il s'agit d'un directeur d'Opéra qui ne comprend rien à la musique ? "Oui, c'est la particularité de ce monsieur qui a été nommé par le pouvoir politique, ce qui le rend un peu nerveux. C'est un emmerdeur qui ne croit pas du tout aux fantômes et cette histoire l'énerve aussi. Le personnage est cocasse et ça va être une bonne récréation ! Nous allons passer une belle fin d'année au théâtre !" À 78 ans, Michel Le Royer est en grande forme et s'enthousiasme en se remémorant son premier cachet de la Comédie-Française, en 57 ! Le théâtre d'hier, celui d'aujourd'hui, les classiques, sont prétexte à évoquer des souvenirs, à se poser des questions. Du 16 au 25 octobre il sera en Suisse avec la Cie Interface, le récitant d'un spectacle tiré de La légende dorée. Un texte long et difficile. "Apprendre est toujours difficile pour moi les premiers jours, mais dès que j'ai trouvé la musique intérieure, ça va très vite. Notre langue est presque chantée et n'a pas d'accents toniques, on a donc toute latitude de placer les points et les virgules où l'on veut à condition de rester dans l'intelligence et la compréhension du texte." Le théâtre ? "Lorsque je suis entré au Conservatoire on nous disait : 'L'auteur écrit une pièce, le comédien en joue une autre et le spectateur en entend une troisième !'"
Dossier par Jeanne Hoffstetter
Paru le 16/12/2010

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