Connexion : Adhérent - Invité - Partenaire
Accueil Qui sommes nous Nos services Comment adhérer Questions courantes Contactez nous

Marie-Isabelle Massot
© Bruno Perroud


Chères Amies
Trois amies - Angèle, Sophie et Marie - se retrouvent régulièrement depuis vingt ans. L'anniversaire d'Angèle est l'occasion d'un week-end à la campagne. Mais un cocktail de révélations inattendues viendra mettre leur amitié à l'épreuve... Aux côtés de Gaëlle Billaut-Danno et Pascale Denizane, Marie-Isabelle Massot nous offre une "comédie d'humeur" dédiée aux quadragénaires, mise en scène par Virginie Serre.
Marie-Isabelle Massot
est Angèle


Marie-Isabelle fit partie, en tant que comédienne et co-auteur, des équipes gagnantes de Charité bien ordonnée et Tout baigne. "La lecture de 'La Poursuite du bonheur' de Douglas Kennedy fut le déclencheur de l'écriture de cette pièce à la fois drôle et touchante sur l'amitié qui part en vrille. J'avais envie de raconter une histoire de femmes et leur quête du bonheur... un parcours de chaque instant !

Comme je voyais beaucoup de comédies loufoques sur les trentenaires, j'ai pensé qu'il pourrait être intéressant de parler des quadragénaires ! Des événements majeurs vont ici provoquer des tensions entre les personnages. Ma volonté était d'appréhender ces situations comme on peut le faire dans la vie, avec des dialogues très quotidiens. D'où la raison pour laquelle je parle de pièce cinématographique ! Prendre les événements avec une certaine distance plutôt que s'apitoyer dessus ! Et surtout en rire ! L'action se situe sur deux jours, dans la Drôme à La Pentecôte. Nous évoluons sur une terrasse avec transats en bois, parasols, et bercées par le chant des grillons ! Nous serons en maillots de bain... Je ne garantis pas le résultat !"

Une aventure à laquelle Marie-Isabelle ne s'imaginait pas participer en tant que comédienne : "Agnès Soral m'a incitée à tenir l'un des rôles. Évidemment, les trois personnages me plaisent, mais je me suis attachée à Angèle. Bien qu'elle soit la plus âgée des trois, c'est aussi la plus candide et la plus jeune d'esprit comme elle a su conserver sa générosité et sa spontanéité. Bohème - elle s'est passionnée pour l'Asie où elle a roulé sa bosse -, elle est en même temps assez fataliste : aussi affectée qu'elle puisse être par les aléas de la vie, elle continue d'avancer... Ses deux meilleures amies sont donc Marie et Sophie. Cette dernière, plutôt grande gueule, aime aussi bien les hommes que les femmes, picole et fume des joints ! Même si elle n'y va pas par quatre chemins quand elle a quelque chose à dire, elle reste généreuse et positive. Ses relations avec Marie sont assez conflictuelles !"


Gaëlle Billaut-Danno
est Marie

Gaëlle fut Blanche Dubois dans la mise en scène d'Elsa Royer d'Un tramway nommé désir ou encore Silvia du Jeu de l'amour et du hasard sous la direction de Xavier Lemaire. "J'ai été très touchée par cette pièce qui évoque par le prisme de l'humour des préoccupations très contemporaines. D'autant que la rencontre avec Marie-Isabelle et Pascale a été immédiate : toutes les trois réunies - la blonde, la brune et la rousse -, nous avons des allures de Drôles de dames ! Et nos personnages, bien que très différents, sont complémentaires. Parce que le temps et leurs rencontres les ont inscrites dans des chemins différents, certaines révélations vont entraîner un cataclysme inattendu au sein de leur amitié, propice à une sorte de bilan où chacune avouera ce qu'elle pense des autres...

Marie est une mère de famille presque conventionnelle, avec un mari, quatre enfants et... un amant ! C'est une bourgeoise parisienne qui aime le luxe et les belles choses. Sa vie est plutôt confortable. Elle a un côté pince-sans-rire très gaffeuse et prend souvent un ton désabusé comme si tout le monde l'exaspérait ! Sa manière à elle de se protéger." Trois portraits de femmes qui interrogent, en filigrane, l'évolution de la société : "S'il était essentiel que les femmes acquièrent professionnellement et socialement la même place que les hommes, je trouve un peu regrettable que nos différences se soient également aplanies dans la sphère privée. En s'impliquant sur tous les tableaux, les femmes ont désinvesti les hommes de leur masculinité et perdu elles-mêmes de leur féminité. Il est bien qu'un homme tienne sa place d'homme : à eux la force et l'action, à nous la douceur et la réception. La nature avait ses raisons de prévoir les choses ainsi. À continuellement vouloir nous dénaturer, nous devenons les artisans de nos déséquilibres. " À noter que nous retrouverons Gaëlle en février au Petit Saint-Martin dans La Dernière Nuit (entre George Sand et Alfred de Musset) et, en mai, au Mouffetard dans L'Échange de Claudel.
Dossier par Alain Bugnard
Paru le 27/10/2010

-
Haut