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D.R.


Pierre-François Martin-Laval
“Je crée des gags dans la poésie”
On le surnomme Pef. Il se passionne pour la comédie musicale et la folie des Monty Python. Il signe l'adaptation et la mise en scène de "Spamalot" au Comédia, un spectacle musical tiré du fameux film "Sacré Graal", et, chaque soir, endosse le rôle du Roi Arthur pour rejoindre sa troupe sur scène. Il n'était pas remonté sur les planches depuis quatorze ans !
Comment définiriez-vous l'humour des Monty Python ?
C'est le non-sens, l'absurde, le surréalisme. Ils vont très loin. Cela me rejoint dans la mesure où je me suis toujours passionné depuis les années 90, avec Maurice Barthélemy des Robins des Bois, pour le non-sens en travaillant des auteurs comme Topor, Dubillard ou les Marx Brothers. Je vois cela comme de la poésie et cela me touche : je crée des gags dans la poésie. Avec Spamalot, on passe une soirée de rêve, on est transporté : il y a de belles musiques, des danseuses sublimes... Que l'on soit un homme, une femme ou un enfant, on en prend plein la gueule, on prend son pied.

Avez-vous choisi votre équipe pour ce qu'elle savait faire ou parce qu'elle rejoignait votre univers ?

Les deux. Le casting a duré des mois ! Certains rôles ont été évidents tout de suite, d'autres ont été découverts tardivement. Je cherchais des personnes qui me fassent hurler de rire. Cette distribution est un métissage de gens qui dansent, jouent la comédie et chantent super bien. Un casse-tête car il y a 18 personnes sur scène et 9 musiciens... Je n'ai pas regardé simplement le talent des gens, je les ai testés sur leur humanité aussi. En casting on peut toujours tomber sur quelqu'un qui va tricher pour être sublime. J'avais besoin de savoir comment la personne était dans la vie, car je veux partir à l'aventure avec des gens qui vont s'entendre pour dégager une énergie sur scène. Si l'on est complice déjà dans la vie, des ondes vont passer dans la salle. Je voulais remonter une troupe comme je l'avais fait en 1995 avec les Robins des Bois. J'ai réussi mon coup : il n'y a pas de vilain canard !

Cette complicité est-elle indispensable pour faire rire ?

Pour faire rire, il faut toujours être à deux doigts d'éclater de rire, mais ne pas rire. Il faut être heureux, super content de dire le texte... C'est une énergie qui bouillonne, on a envie de faire le con ! C'est pour ça que je trouve beaucoup plus difficile de monter Spamalot que Le Roi Lion - que j'adore ! Il faut en effet chanter et danser, mais, en plus, être drôles ! Une comédie musicale qui en parodie d'autres, je ne pense pas que cela se soit déjà vu en France. Celle-ci est particulièrement déjantée, ce sera une première : il y a tout ce qu'il y a de bon dans la comédie musicale, de belles musiques, de grands moments, et, en plus, il y a la folie des Monty Python. Cela ne va ressembler à aucune autre chose.
Interview par François Varlin
Paru le 03/04/2010

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