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© Bruno Perroud


Francesco Bouglione et le Cirque d’Hiver
Racheté en 1934 par la famille Bouglione et dirigé aujourd'hui par les descendants, le plus vieux et plus beau cirque du monde reçoit chaque année de somptueux numéros venus du monde entier.
Point de mire, cette saison : les 150 ans du trapèze volant. Et toujours, bien sûr, les trésors du musée.
De quelle manière et à quelle époque les premiers Bouglione se sont-ils implantés en France ?
Une partie de la famille venait du Piémont, l'autre de Sicile. Les premiers passeports Bouglione datent du premier Empire, en tant que montreurs d'ours. Ensuite, ils ont monté des ménageries sur les fêtes foraines, puis ils sont passés au cirque. Nous sommes ce que vous appelez, vous, des gitans, des Sintos.

Des Sintos ?
Oui, selon leurs origines, les noms diffèrent. Les gitans viennent d'Espagne, les Sintos d'Italie, les Roms de Roumanie... Je précise que l'on ne dit pas un Gitan, mais un Gitane comme au féminin.

Ces communautés appartiennent-elles à des univers artistiques différents ?
Il y a, en effet, des traditions selon les origines. L'Italie c'est plutôt le cirque, l'Espagne, la musique, le flamenco...

À quand remonte la naissance du cirque Bouglione et qu'a-t-il apporté à ce type de spectacle ?
Il a commencé comme itinérant en 1900, une époque où beaucoup de cirques, toujours basés sur des numéros équestres, faisaient faillite car les gens se lassaient. Les Bouglione ont été les premiers à introduire sur la piste des spectacles grandioses avec fauves et éléphants, à monter des histoires entre le cirque et l'opérette avec cent cinquante figurants... Cette différence avec les autres a fait notre réputation.

Pas de spectacle sans clowns, non plus...
La petite histoire, c'est qu'ils sont arrivés par accident. Un garçon de piste avait fait une chute spectaculaire et déclenché les rires du public. De là est né le clown qui venait comme intermède couper les numéros équestres.

Que répondez-vous aux détracteurs du dressage des animaux de cirque ?
Qu'il y a des lois, que les animaux sont aimés et respectés, qu'on ne les dresse pas mais que l'on travaille avec eux. C'est une question de confiance et, dans 99 % des cas, c'est l'animal qui découvre lui-même comment réaliser l'exercice. Une étude faite à la demande du gouvernement britannique révèle que 100 % de ce que font les animaux au cirque, ils le font naturellement d'eux-mêmes dans la nature : se cabrer, sauter, etc. Ils comprennent donc très vite ce qu'ils vont faire, il suffit de les
accompagner.

Mille six cent cinquante fauteuils. La crise occupe-t-elle une partie d'entre eux ?
Je touche du bois, notre taux de remplissage est de 98 %. Nos spectacles captivent adultes et enfants, chacun y trouve son compte et prend autant de plaisir. Les places vont de 10 à 48 euros et il n'y en a pas de mauvaises. Enfin, le cirque s'adresse à tous sans restriction et c'est un excellent moyen de se vider la tête !
Interview par Jeanne Hoffstetter
Paru le 09/12/2009

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