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D.R.


Nilda Fernandez
Disparu de la scène parisienne alors que le succès lui faisait les yeux doux, le revoilà. Qu'une aventure s'offre qui le tente, il s'en va découvrir la Russie et ses habitants, apprend la langue, vit et chante là-bas puis s'en revient à la maison, publie aux Presses de la Renaissance les notes de ses périples et, heureux, retrouve son public. Repartira ensuite vers d'autres aventures inédites, comme écrire et mettre en scène l'histoire de la ville d'Ivry à travers ses émigrés. Cinquante ans et une allure de jeune homme... Surprenant personnage que ce chanteur, auteur, compositeur talentueux qui ne fait rien comme personne et qui, de sa voix voilée vous dit qu'il aime se confronter à l'intelligence, parle de voyages, de religion, de livres, de sa famille et de la mort : cette "bestiole" qu'il apprivoise en chantant parce que ça ne fait de mal à personne...
Vous avez mis Lorca en musique, la poésie vous touche-t-elle ?
Je commence à comprendre la poésie quand je la mets en chansons. Lorca était pianiste et pouvait sur ce point communiquer avec de Falla. On retrouve une musicalité dans ses poèmes. Contrairement à Borgès qui en a écrit beaucoup, mais qui avait plus un sens philosophique dépourvu de musicalité.

On vous dit romantique... Cela veut-il dire quelque chose ?
Non, non, pas du tout. Le romantisme c'est une maladie littéraire apparue au XIXe siècle. C'est ce qui a fait de Don Quichotte un rêveur alors que pour Cervantès c'était un malade mental !

Qu'est-ce qui vous amuse dans la vie ?
Le défi. Se dire comme quand on est gamin : je suis cap ! Et passer ensuite des nuits blanches à se demander comment y arriver.
Interview par Jeanne Hoffstetter
Paru le 15/05/2008

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