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Jean-Pierre Vincent met en scène “L’École des femmes”
“C’est tout simplement ce que l’on appelle un chef-d’œuvre”
Revenant à Molière, Jean-Pierre Vincent retrouve Daniel Auteuil et met en scène "L'École des femmes" au Théâtre national de l'Odéon.
Qu'est-ce qui vous touche, dans le théâtre de Molière, au point de le réinvestir pour la quatrième fois ?

Je crois que c'est avant tout le pouvoir comique de Molière qui m'intéresse, cette façon qu'il a de révéler l'humain par le rire. Cela tout en étant, bien sûr, un véritable combattant de la société française du XVIIe siècle, un artiste qui s'est engagé pour certaines valeurs, contre d'autres. Il a risqué gros pour exposer ses idées. C'est une chose qui reste pour moi assez fascinante.

Après Le Misanthrope, Les Fourberies de Scapin et Tartuffe, pourquoi avoir choisi L'École des femmes ?

Cela tient, en fait, à mes retrouvailles avec Daniel Auteuil, avec qui j'ai déjà travaillé plusieurs fois, notamment lorsque j'ai mis en scène Les Fourberies de Scapin. Daniel avait envie de refaire du théâtre, de revenir à Molière, nous avons donc tous les deux relu plusieurs pièces et notre choix s'est porté sur L'École des femmes, car il s'agit d'une œuvre d'une lumière, d'un équilibre et d'une liberté exceptionnels. C'est tout simplement ce que l'on appelle un chef-d'œuvre. On part d'une farce et l'on sent, peu à peu, un grand théâtre prendre forme. Un grand théâtre radieux mais qui contient en son sein les choses les plus sombres, les constats les plus durs sur les rapports entre les hommes et les femmes, sur la misogynie comme conception du monde, comme intégrisme.
Interview par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 08/02/2008

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