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© François Pugnet


Philippe Lelièvre
Le roi de l'improvisation, c'est lui. D'Avignon où son one-man-show "Toujours givré" fait salle comble, il prépare sa rentrée théâtrale dans "Ne nous quitte pas !".
Passant avec l'aisance du saltimbanque du grand écran au petit, des planches où il ne cesse de vouloir prouver à la France entière qu'il était et reste "Givré", en s'octroyant douze rôles à la fois, le comédien ne semble pas désirer s'asseoir une seconde. Après avoir porté, l'espace d'une saison, sa bonne et juste parole aux jeunes gens de la Star Academy, il retrouve la petite compagnie théâtrale qu'il incarne à lui tout seul. Travail, plaisir et rigolade sont ses maîtres mots. Quelle énergie ! C'est grave docteur ? Certes, non. Les premiers symptômes remontent à quand Philippe Lelièvre ? "C'est arrivé quand j'avais 7 ou 8 ans, lorsque les gens du voyage débarquaient et plantaient leur tente au milieu du village, tout ça me fascinait et ce qui me fascinait plus encore c'était cette idée de voyage. Puis j'ai fait du théâtre amateur, ça m'a emballé et je suis monté sur scène." Aimer faire le pitre en espérant communiquer le plaisir qui l'habite ne signifie pas qu'il n'a pas fait ses classes. Parallèlement au cours Florent, il étudie les techniques de l'Actors Studio... "Je me suis dit qu'il fallait que j'apprenne, que je travaille, je ne vois pas comment j'aurais fait autrement pour en arriver là. J'ai dévoré tout Shakespeare, tout Molière, tout... J'aime aussi Marivaux, finalement le théâtre m'a toujours habité ! Mais ce que j'aime plus que tout c'est la création, c'est raconter une histoire."

À 10 ans déjà, il s'enferme avec un vieux magnétophone, compose sa bande-son, les chevaux, les cow-boys, le vent... "Puis je rentrais... J'étais le personnage. Mais c'était mon jardin secret, je ne voulais pas vraiment me donner en spectacle. Bon, j'ai toujours voulu faire du théâtre, mais du théâtre populaire au sens noble du terme. Du théâtre qui puisse s'adresser au plus grand nombre." Bosseur, le comédien ne jure que par le travail et l'ouverture d'esprit. "J'ai très vite compris que l'on faisait ce métier grâce à soi et non grâce aux autres. Que si l'on est bien dans son tuyau, on n'est pas obligé de vendre son âme à qui que ce soit." À ses élèves il explique que jouer la comédie, même quand on est doué, ça s'apprend. Qu'on ne les attend pas. Qu'il faut savoir se nourrir en regardant autre chose que son nombril. Il aime bien sûr le cinéma, mais le théâtre, avec "ces gens tout de chair, là, face à vous", est pour lui la plus belle des aventures. "C'est ma vie ! Et je continue, si toutefois Dieu existe, à remercier le ciel de ce bonheur-là." À l'aube des répétitions de Ne nous quitte pas !, comédie écrite et mise en scène par Gil Galliot, coécrite par Yves Hirschfeld, il préfère garder un brin de mystère. Sachons que dans l'esprit d'Agnès il y a Paul son mari ou plus exactement trois Paul qui cohabitent, jusqu'au jour où... "Pour résumer je dirais : comment faire pour garder sa femme ?", dit-il en riant avant d'ajouter : "J'aime cette idée que l'on ne puisse avoir réponse à tout ! Je crois que ça va séduire les gens et que nous allons tous nous faire plaisir dans un beau théâtre !"
Portrait par Jeanne Hoffstetter
Paru le 05/11/2007

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