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D.R.


Rémi De Vos
Jusqu’à ce que la mort nous sépare
Une mère, un fils, un amour de jeunesse, une urne funéraire... Éric Vigner met en scène Catherine Jacob, Micha Lescot et Claude Perron, au théâtre du Rond-Point, dans une «comédie d'humour noir» de Rémi De Vos.
Comment est né cette histoire d'amour, de mort et de temps qui passe ?
Un jour, je me suis retrouvé avec une urne funéraire sur les genoux. C'est une situation qui donne à réfléchir. À partir de là, j'ai imaginé Jusqu'à ce que la mort nous sépare, l'histoire d'un homme qui retourne chez sa mère après des années d'absence, à l'occasion de la mort de sa grand-mère. Les retrouvailles sont difficiles. Il revoit son amour d'enfance. Trois femmes contre un homme, c'est perdu d'avance...

Quel est le moteur de votre écriture ?
C'est l'inquiétude. Je ne peux jamais dire quelque chose sans que le contraire m'apparaisse, dans l'instant, tout aussi valable. J'écris du théâtre pour ça, ou à cause de ça : des vérités contradictoires que je comprends et souvent partage. Pour moi, je est un autre, et même plusieurs autres.

Quelles sont vos sources d'inspiration ?
Le tragique de la vie et le comique qui se mêlent. Il me suffit d'ouvrir un journal.

Quel regard portez-vous sur la part faite à l'écriture contemporaine dans le paysage théâtral français ?
Quand on n'a aucune disposition pour mettre en scène ses propres textes, écrire du théâtre et prétendre en vivre tient du songe creux. Il faut plus que de la chance. Il faut rencontrer quelqu'un. Sans Éric Vigner, j'aurais peut-être laissé tomber.
Interview par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 11/01/2007

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