Connexion : Adhérent - Invité - Partenaire
Accueil Qui sommes nous Nos services Comment adhérer Questions courantes Contactez nous

D.R.


benjamin Bellecour
un artiste ouvert
Après "Mon Lit en zinc" qu'avec Laurent Terzieff il joue au Studio des Champs-Élysées, Benjamin Bellecour crée "Fermeture définitive". Cette pièce coécrite avec Pierre-Antoine Durand fait l'affiche de rentrée du théâtre
La Bruyère. Questions à un auteur-comédien-metteur en scène de 25 ans ayant élaboré une comédie sur le thème de la mort et des pompes funèbres que vont interpréter Roland Marchisio, Christian Pereira et César Méric.
Comment vous est venue l'idée d'écrire sur un tel sujet ?
On a commencé à travailler il y a deux ans. Parmi les documentaires que j'ai réalisés, l'un deux traitait du rapport à la mort. J'ai rencontré des gens travaillant dans les pompes funèbres et j'ai trouvé que c'était un endroit charnière entre vie et mort qui pouvait se prêter à une pièce.

La série américaine Six Feet Under vous a t-elle inspiré ?
Pas du tout, je "planchais" sur mon documentaire quand elle est sortie en France et je n'ai pas voulu trop la regarder pour ne pas être influencé. Je m'y suis vraiment intéressé qu'après.

Avez-vous voulu écrire une comédie grinçante ?
Non, on a voulu éviter la caricature ou le cynisme en mettant en place deux individus très humains. Le monde funéraire est aussi un prétexte pour parler d'autre chose. C'est un peu comme ces comédies anglaises qui sont à la fois touchantes, drôles et parfois un peu acides mais habitées par des personnages que l'on aime bien.

Quelle est votre recette pour écrire à quatre mains ?
Avec Pierre-Antoine Durand, notre rencontre date des bancs de l'école. On a commencé à écrire de concert à ce moment là, dans des journaux de lycée. Nous avons fait de la musique ensemble puis nous en sommes venus au théâtre. Nous discutons beaucoup, avant d'écrire même si, à moment donné, l'un s'empare plus de la plume que l'autre. Tout dépend du sujet mais il s'agit bien d'une collaboration à part entière.

Serez-vous présent le soir de la création ?
Oui car je disposerais de quelques jours avant de reprendre Mon lit en Zinc, mais ce sera la première fois que je ne serai ni acteur ni metteur et scène et j'ai peur que pour moi, ce soit un peu trop violent... j'aurais certainement envie d'aller me cacher au bar en attendant la fin de la représentation !

Pour dire un mot du succès à la Comédie des Champs-Élysées, est-ce votre plus belle aventure ?
Sans hésiter : oui ! Travailler avec Laurent Terzieff c'est magique tant au niveau de son jeu que de sa mise en scène qui est tellement généreuse et intelligente ; je ne dis pas cela par devoir ou flagornerie mais voilà, c'est un fait ! Pour moi, cela a été une remise à niveau de la façon et des raisons pour lesquelles on parle et cherche à émouvoir trois cents personnes venues à votre rencontre chaque soir.

Vous avez beaucoup de casquettes. Vous ne ressentez pas l'envie de vous recentrer ?
Non, Je n'en suis pas encore au moment où je dois me recentrer. Au contraire, je fais en sorte de me remplir et de me nourrir de toutes mes activités. La dispersion vient du manque de but et il y a bien quelque chose qui se recoupe dans tout ce que j'entreprends. Ce que je fais tend vers la même chose, raconter des histoires, essayer d'attirer des gens vers des spectacles qui leur plaisent et les interrogent. Être à la recherche de textes, les faire exister, c'est fabuleux. Nous n'avons jamais eu autant besoin de théâtre, de contacts avec les autres et d'échanges.

Votre horoscope vous avez prédit que 2006 serait une année faste ?
(Rires.) Vous savez, dans ce métier il n'y a rien d'acquis mis à part le fait qu'il faille toujours tout
recommencer !
Interview par Philippe Escalier
Paru le 30/10/2006

-
Haut