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D.R.


Béatrice Agenin
au Petit Marigny
Si elle joue souvent au cinéma, Béatrice Agenin n'est jamais plus heureuse que sur les planches, en particulier lorsqu'il s'agit de monter et de jouer Lee Blessing dont elle affectionne l'humanité des thèmes et la limpidité du style. Onze ans après Indépendance, elle le retrouve avec En allant à Saint Ives, histoire de deux femmes rapprochées par deux destins pourtant opposés. L'occasion pour nous de brosser le portrait d'une comédienne marquante avant de la retrouver au soir du 26 septembre au Petit Marigny.
Si elle joue souvent au cinéma, Béatrice Agenin n'est jamais plus heureuse que sur les planches, en particulier lorsqu'il s'agit de monter et de jouer Lee Blessing dont elle affectionne l'humanité des thèmes et la limpidité du style. Onze ans après Indépendance, elle le retrouve avec En allant à Saint Ives, histoire de deux femmes rapprochées par deux destins pourtant opposés. L'occasion pour nous de brosser le portrait d'une comédienne marquante avant de la retrouver au soir du 26 septembre au Petit Marigny.

De son parcours théâtral riche, l'ancienne sociétaire de la Comédie-Française retient notamment Le Jeu de l'amour et du hasard où elle rencontre Jean-Paul Roussillon avec lequel elle dit avoir beaucoup appris, Qui a peur de Virginia Woolf jouée avec Jean-Pierre Cassel ou encore C'était bien de James Saunders montée par Stéphan Meldegg. Sans oublier des rôles emblématiques tel celui de la reine dans Ruy Blas. Au cinéma, Béatrice Agénin a tourné sous la houlette de Pierre Granier-Deferre ; Claude Pinoteau, Claude Lelouch, Gérard Oury ou encore Claude Miller.

Sa première rencontre avec l'Américain Lee Blessing se fait par hasard, dans un théâtre anglais. Séduite par Indépendance, Béatrice Agénin entend monter la pièce à Paris. Le projet prend corps et le soir de la première, Nancy Christopher, une amie personnelle de l'auteur, assiste à la représentation. Le contact peut ainsi s'établir : «Nous avons pu lui envoyer des cassettes, il a beaucoup aimé ce que nous avons fait et cela lui a donné l'envie de venir faire un tour en France. Lors de son second passage, quelques années plus tard, il est venu chez moi m'apporter sa pièce, En allant à Saint Ives.»

Une femme médecin ayant perdu son fils reçoit la visite de la mère d'un tyran africain sanguinaire souhaitant user du poison contre son propre enfant pour mettre un terme à ses exactions. Ce face-à-face féminin à l'origine d'une pièce singulière s'interrogeant sur l'éthique et la démocratie, dans un style simple aux accents profondément humains, avait tout pour séduire la comédienne.

Le choix du Petit Marigny n'est pas le fruit du hasard. Béatrice Agénin y a joué tout dernièrement Pieds nus dans le parc avant d'y organiser la lecture d'En allant à Saint Ives. La direction du théâtre, immédiatement séduite, permet à l'actrice de mettre sur pied sa quatrième mise en scène. Ce dernier «bébé», comme elle le dit avec le sourire, voit le jour après Indépendance, Les Sincères et Les Femmes savantes.

En allant à Saint Ives permet aussi à Béatrice Agenin de travailler en famille. Son mari, François Bouchereau, s'est acquitté de la traduction et de l'adaptation comme il l'avait fait pour la précédente pièce de Lee Blessing, Indépendance. Un travail essentiel, jamais évident, consistant à adapter le texte aux références du public français, sans jamais le trahir. Ne restait plus alors qu'à faire le choix de celle qui allait incarner la mère du dictateur africain. Pour cela, Yane Mareine, comédienne et chanteuse guadeloupéenne d'origine nigériane, était la personne toute trouvée. Avec Béatrice Agénin, elles forment un duo de choc, uniquement préoccupé de nous faire découvrir et apprécier le très beau texte de Lee Blessing.
Portrait par Philippe Escalier
Paru le 18/10/2006

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