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©Michèle Laurent


Philippe Caubère
au théâtre du Rond-Point
Il n'a de cesse de revisiter, de peaufiner l'histoire qu'il raconte à des salles combles et enthousiastes : celle d'un enfant, celle d'un jeune homme qui voulait être acteur et le devint.
Le voici donc qui arrive avec L'homme qui danse ou la vraie danse du diable. Une comédie fantastique en six épisodes.
Cela fait... Mais laissons là le temps qui règne en maître sur la vie de cet équilibriste, le temps passé qui forcément l'obsède, dont il nourrit son art. Le temps présent qu'il empoigne de tous les côtés et exploite jusqu'à n'en plus pouvoir, tirant son fil d'Ariane à la recherche de... la vérité qui le conduira "au bout de ce truc, de cette chose" qu'il essaie d'imposer au sein du paysage théâtral ? Le temps futur enfin qui peut-être l'angoisse... celui d'après qui lui fera prendre ses distances avec Ferdinand.
Quelle histoire que celle de cet hypersensible, de ce râleur qui tricote à l'envi l'art d'écrire, d'improviser, et celui de jouer ! D'où vient ce culotté jouant franc-jeu, convaincu que sa vie mérite ainsi de se donner en spectacle ? Seul en scène, il est lui, Philippe, alias Ferdinand, mais aussi Claudine (sa mère), Ariane (Mnouchkine) et tous ceux qui ont nourri et bouleversé sa jeunesse et ses rêves. Qui est donc ce diable d'homme capable de toutes les audaces ? Capable de forcer l'admiration, l'enthousiasme, la curiosité, mais aussi de susciter le questionnement ou la perplexité ?





À l'évidence Philippe Caubère est un artiste dans toutes les acceptions du terme. Un artiste non conformiste né à Marseille en 1950, qui admire Gérard Philipe et Johnny Hallyday. Qui, à 18 ans, entame au TEX sa carrière de comédien avant, qu'en 1971, la grande aventure ne commence au Théâtre du Soleil de La Cartoucherie de Vincennes. Huit années qui marqueront sa vie. Au cinéma, au théâtre, ses rôles sont multiples et variés. Il est Molière dans le film d'Ariane Mnouchkine, met en scène et interprète Don Juan sur les planches puis s'en va jouer Lorenzo de Lorenzaccio et Touzenbach dans Les Trois Sœurs de Tchekhov... De bien beaux rôles. Il n'arrête pas. En 1989, sous la direction d'Yves Robert, il est Joseph Pagnol dans La Gloire de mon père et Le Château de ma mère, un touchant personnage qui le révèle au grand public. ... Le temps passe, Philippe Caubère écrit, conçoit met en scène et interprète des spectacles qui enthousiasment son public. En 1999 paraissent ses Carnets d'un jeune homme, un travail de longue haleine. Lorsqu'Anne-Laure Brénéol lui propose un documentaire sur l'homme et son travail, il accepte et ce sera : En plein Caubère, très largement salué par la critique et le public. En 2007, enfin, nous le retrouverons aux côtés de Béatrice Dalle et Benoît Magimel dans Truands, le film attendu de Frédéric Schoendoerffer.
Qui est donc Philippe Caubère qui, jamais satisfait peut-être, retarde l'instant où il écrira le mot Fin à l'histoire de Ferdinand ? Qu'importe, ceux qui l'aiment seront là, les autres, ceux qui ne le connaissent pas, auront tout le loisir jusqu'au 30 décembre, de le découvrir et de s'amuser à travers un, deux, trois, quatre, cinq ou six spectacles au choix.
Portrait par Jeanne Hoffstetter
Paru le 01/11/2006

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