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D.R.


Patrick Zonens
Mots pour maux !
"C'est grave docteur ?" Atteint par le virus des jeux de mots, Patrick Zonens pharmacien de son état, a décidé de se "soigner" en faisant rire ses concitoyens. Sa seconde
pièce, "La bi ne fait pas le moine", une véritable ordonnance contre la déprime, nous est délivrée, avec la mise en scène de Bruno Bastard au Théo Théâtre.
Dès sa plus tendre enfance, il a été bercé aux sons des calembours par son père qui lui fait aussi découvrir le spectacle vivant et l'opérette. "Plus tard, il a voulu que je fasse quelque chose de sérieux et j'ai fait pharmacie !" Il y a cinq ans, sa femme lui offre un dictaphone, pour enregistrer les bons mots qui, souvent, accompagnent les médicaments remis à ses clients. Parmi eux, Patrick Zonens compte des comédiens amateurs avec lesquels en 2004, il a l'idée de monter sa première pièce, La Chouette, hibou d'impatience de l'embrasser. À la mise en scène, Bernard Menez, un ami de quinze ans avec lequel il échange régulièrement des balles sur les courts de tennis. "Le spectacle a bien marché, nous avons même eu la chance de garder une équipe de France 3 une semaine avec nous." Cette présence apportera une certaine notoriété grâce à deux reportages diffusés par la chaîne durant les dernières représentations. Comme quoi offrir un dictaphone peut avoir parfois des conséquences inattendues !

Les histoires inventées par Patrick Zonens sont particulièrement mouvementées. Même avec beaucoup de bonne volonté, il serait hasardeux de tenter un résumé de La Bi ne fait pas le moine. Disons qu'il s'y passe beaucoup de choses, toutes donnant lieu à des moments de folie rythmés par une cascade ininterrompue de jeux de mots. L'auteur a repris l'idée du canapé pour y asseoir la scène phare de la pièce que, sans nul doute, Bruno Bastard se délectera de diriger.

Après avoir cédé aux charmes de l'écriture, Patrick Zonens céderait-il également à l'envie de se produire sur scène ? Pas question ! Mis à part une très courte apparition, pour signer sa pièce à la manière d'Hitchcock, l'auteur entend laisser les professionnels s'exprimer. Et lorsqu'on lui demande s'il y aura une
troisième pièce, notre pharmacien, toujours souriant, répond : "Si Edouard VII ou Marigny me mettent à l'affiche, pourquoi pas !"
Portrait par Philippe Escalier
Paru le 17/03/2006

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