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D.R.


Yves Jacques
nous découvre “La Face cachée de la Lune”
Un éternel étudiant se consacre à sa thèse sur la conquête spatiale. Au moment où sa mère meurt, il tente de se rapprocher de son frère avec lequel les rapports ont toujours été tendus. Interprétée par Yves Jacques, la pièce de Robert Lepage, qui connaît depuis sa création un succès peu commun, sera à l'affiche du Théâtre national de Chaillot, à partir du 17 juin. Rencontre avec un comédien franco-canadien qui vit, depuis des années, une formidable aventure théâtrale.
Avec La Face cachée de la Lune, vous avez quasiment fait le tour de la Terre ! Comment la pièce est-elle adaptée pour des pays non francophones ?
Selon la demande, le spectacle se joue en français ou en anglais. En Asie, par contre, il est surtitré dans la langue du pays d'accueil. Au passage, je viens tout juste de le jouer durant un mois à l'American Repertory Theater à Harvard, tout près de Boston : l'accueil des démocrates du nord-est des USA a été formidable, public et critiques confondus. Ils ont beaucoup d'humour sur eux-mêmes !

L'interprétation initiale était celle de l'auteur. En quoi vous
a-t-elle influencé et comment vous en êtes-vous démarqué ?
J'ai suivi Robert Lepage dans sa tournée à Londres, au National Theater, ce qui m'a permis de répéter tout en l'observant sur scène. D'entrée de jeu, pour rester fidèle à son interprétation, je n'ai eu d'autre choix que de l'imiter. Cela a très bien fonctionné, jusqu'au jour où il a senti après une année de tournée que je n'avançais plus. Il m'a alors fortement encouragé à voler de mes propres ailes... Ce que j'ai fait !

Vous n'avez pas été tenté de participer à l'adaptation cinématographique que Robert Lepage a réalisée de sa pièce ? J'aurais ADORÉ jouer dans le film évidemment, mais il ne faut pas oublier que c'est SON histoire, créée par et pour lui. Par contre, il m'avait offert de jouer un personnage dans le film, mais j'ai dû refuser... J'étais à Hongkong au moment du tournage avec, devinez quoi ? Eh oui ! La Face cachée de la Lune !

Pour dire un mot de vos nombreux tournages, quel est le film qui vous a le plus marqué ?
Je ne peux parler de cinéma sans évoquer mon premier vrai tournage. C'était Le Déclin de l'Empire américain de Denys Arcand. Bien plus jeune que mon personnage, j'ai été transformé physiquement. Sans ma moustache, personne ne me reconnaissait, les soirs de première, l'on me prenait pour l'amant d'une des actrices principales ! J'en garde un souvenir ému. J'ai été très heureux de pouvoir tourner la suite et de retrouver toute l'équipe, dix-sept ans plus tard, dans Les Invasions barbares. Mon second mais non moins merveilleux souvenir de tournage est ma vraie rencontre avec Claude Miller dans
La Chambre des magiciennes et notre complicité avec Anne
Brochet... Un pur bonheur ! Comme les quatre films
tournés avec lui depuis.

Quelle est la difficulté principale que l'on doit affronter lorsqu'on joue en solo un spectacle de plus
de deux heures ? On respire par le nez et on
essaie de rester calme ! La nervosité est notre pire ennemie. Alors j'ai réglé le problème en me disant qu'une fois tout appris et digéré, je n'avais plus qu'à tout oublier et à faire comme si c'était la première fois ! C'est aussi une leçon de vie... Carpe Diem !
Interview par Philippe Escalier
Paru le 17/06/2005

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