Zoom par Patrick Adler
La Passion des femmes
Studio Hébertot
Les anciens se souviennent - forcément- de Florence Blot, grande comédienne de seconds rôles et de sa Pub "Paic Citron" qui se terminait par cette formule : "Quand y en a plus, y en a encore !" Formidable source d'inspiration pour notre Jean-Pierre Hané national qui, en accord avec Bérangère Dautun, est tout heureux , lui aussi, de reprendre du service et de retrouver ses partenaires dans "La passion des femmes" au Studio Hébertot. Certains mots passent, ceux de Maupassant restent. Venez découvrir, voire redécouvrir ses nouvelles. Un moment de théâtre délicieux et charmant !
D'aucuns le disent misogyne, Maupassant. Vous risquez d'être surpris par la place qu'il accorde aux femmes. Plus finaudes et malignes qu'il n'y paraît, elles se jouent des hommes à loisir dans ces chroniques de la Belle Epoque.
Ici, le parti pris de mise en scène est classique, tout se joue frontal, en costumes d'époque avec une belle fluidité, comme si ces séquences de vie jouées ne formaient qu'une seule pièce. Jean-Pierre Hané assume avec intelligence l'époque de Maupassant, il ne cède pas à la tentation de la modernité, de la relecture, son adaptation est aussi fidèle que fine.
Dans cette "Passion des femmes", tout fleure bon la province, le patriarcat, les marivaudages d'antan, les bons mots d'esprit d'avant Guitry et surtout la mise à l'honneur de ces guerrières devenues maîtresses dans l'art du détournement des codes masculins. La distribution est de belle facture : Jean-Pierre Hané, qui a signé l'adaptation et la mise en scène se meut avec agilité dans tous ces personnages veules, pleutres, hypocrites et séducteurs, Catherine Piffaretti est délicieusement habile, son jeu brillant et varié, son énergie et son humour font autorité et déchainent les rires. Bérangère Dautun, ex-sociétaire de la Comédie Française, incarne la sagesse et l'expérience. Quant aux seconds rôles, - deux élèves du Conservatoire du Centre Mozart où enseigne...Jean-Pierre Hané -, ils tirent déjà leur épingle du jeu : Rose Sorin joue juste et Mateo Autret Vasquez est en tous points impeccable.
Donc... Ne manquez pas ce moment de théâtre très rafraîchissant et pétillant à souhait !
Ici, le parti pris de mise en scène est classique, tout se joue frontal, en costumes d'époque avec une belle fluidité, comme si ces séquences de vie jouées ne formaient qu'une seule pièce. Jean-Pierre Hané assume avec intelligence l'époque de Maupassant, il ne cède pas à la tentation de la modernité, de la relecture, son adaptation est aussi fidèle que fine.
Dans cette "Passion des femmes", tout fleure bon la province, le patriarcat, les marivaudages d'antan, les bons mots d'esprit d'avant Guitry et surtout la mise à l'honneur de ces guerrières devenues maîtresses dans l'art du détournement des codes masculins. La distribution est de belle facture : Jean-Pierre Hané, qui a signé l'adaptation et la mise en scène se meut avec agilité dans tous ces personnages veules, pleutres, hypocrites et séducteurs, Catherine Piffaretti est délicieusement habile, son jeu brillant et varié, son énergie et son humour font autorité et déchainent les rires. Bérangère Dautun, ex-sociétaire de la Comédie Française, incarne la sagesse et l'expérience. Quant aux seconds rôles, - deux élèves du Conservatoire du Centre Mozart où enseigne...Jean-Pierre Hané -, ils tirent déjà leur épingle du jeu : Rose Sorin joue juste et Mateo Autret Vasquez est en tous points impeccable.
Donc... Ne manquez pas ce moment de théâtre très rafraîchissant et pétillant à souhait !
Paru le 12/10/2026
(26 notes) STUDIO HÉBERTOT Jusqu'au lundi 7 décembre
THÉÂTRE CONTEMPORAIN. Il y a dans toute l'œuvre de Guy de Maupassant - ses nouvelles tout particulièrement - des portraits de ces femmes courageuses qui, dans un siècle éminemment masculin et patriarcal, ont su résister et marquer leur indépendance vis à vis des hommes. Si l'homme avait la réputation de viveur et de f...
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