Zoom par Patrick Adler
Ultra-girl contre Schopenhauer
Théâtre Lucas-Paumier
Pièce pour initiés - à ceux qui n'ont pas la réf, passez votre chemin -, pièce kitsch en diable, colorée, épicée... en bref, attendez-vous à découvrir un OVNI théâtral qui ne manque ni de sel, ni de réflexion et encore moins de couleurs. Ce pourrait être une BD animée, un comic's adapté à la scène puisque l'auteur, Cédric Rouillat, qui signe également la mise en scène, vient de cet univers. C'est pop, 70's à souhait et déjanté. Laissez-vous tenter !
Edwige, traductrice en proie au bovarysme ambiant, trouve son double dans Ultra-Girl, une super-héroïne qui l'accompagne depuis son enfance et dont elle adapte aujourd'hui les aventures.
Entre rêve et réalité, entre son mini-bureau, sa machine à écrire et l'irruption fantasmée d'Ultra-girl, moulée dans une combinaison aux couleurs du drapeau américain, chaussée de cuissardes rouges, Edwige s'invente une vie pleine de couleurs qui l'extirpe du prosaïque ambiant. Elle qui est figée, stricte, tirée à quatre épingles, voit dans son double féminin affranchie, sensuelle, lascive et provocatrice à souhait, un modèle qui, cerise sur le gâteau, est aussi une pièce maîtresse, un œil averti, dans son travail d'adaptation.
Mais quid de Schopenhauer dans tout cela ? Tout part de la chanson d'Ella Fitzgerald "It's a pity" où l'on parle de "Chopin hour" qui devient par méprise... Schopenhauer ! Après le voisin, le plombier et le prof d'anglais dont Edwige tombe secrètement amoureuse, le philosophe allemand intervient enfin dans son monde intérieur allant jusqu'à défier Ultra-Girl dans un débat imaginaire, arbitré par... Edwige !
Si vous acceptéz d'être bousculés, si vous aimez le kitsch qui va de la comédie musicale au soap-opera en passant par les playbacks de fims, les dialogues préenregistrés, vous allez vous régaler. La scénographie pop aux couleurs vives donne de l'éclat à l'histoire d'Edwige qu'on suit de l'enfance à sa majorité.
Servie par trois formidables comédiens (Sarah Daugreilh campe Edwige, Laure Giapicconi est Ultra-Girl et David Bescond campe tous les personnages masculins), la pièce est vraiment à découvrir. À condition d'avoir la réf... Vous êtes prévenus !
Entre rêve et réalité, entre son mini-bureau, sa machine à écrire et l'irruption fantasmée d'Ultra-girl, moulée dans une combinaison aux couleurs du drapeau américain, chaussée de cuissardes rouges, Edwige s'invente une vie pleine de couleurs qui l'extirpe du prosaïque ambiant. Elle qui est figée, stricte, tirée à quatre épingles, voit dans son double féminin affranchie, sensuelle, lascive et provocatrice à souhait, un modèle qui, cerise sur le gâteau, est aussi une pièce maîtresse, un œil averti, dans son travail d'adaptation.
Mais quid de Schopenhauer dans tout cela ? Tout part de la chanson d'Ella Fitzgerald "It's a pity" où l'on parle de "Chopin hour" qui devient par méprise... Schopenhauer ! Après le voisin, le plombier et le prof d'anglais dont Edwige tombe secrètement amoureuse, le philosophe allemand intervient enfin dans son monde intérieur allant jusqu'à défier Ultra-Girl dans un débat imaginaire, arbitré par... Edwige !
Si vous acceptéz d'être bousculés, si vous aimez le kitsch qui va de la comédie musicale au soap-opera en passant par les playbacks de fims, les dialogues préenregistrés, vous allez vous régaler. La scénographie pop aux couleurs vives donne de l'éclat à l'histoire d'Edwige qu'on suit de l'enfance à sa majorité.
Servie par trois formidables comédiens (Sarah Daugreilh campe Edwige, Laure Giapicconi est Ultra-Girl et David Bescond campe tous les personnages masculins), la pièce est vraiment à découvrir. À condition d'avoir la réf... Vous êtes prévenus !
Paru le 29/09/2026
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ULTRA-GIRL CONTRE SCHOPENHAUER THÉÂTRE LUCAS-PAUMIER Jusqu'au samedi 26 décembre
THÉÂTRE CONTEMPORAIN à partir de 12 ans. Eddwige a grandi en rêvant au destin extraordinaire des superhéros de comics..
Aujourd’hui, traductrice, c’est dans son salon tout droit sorti d’un film d’Almodovar, qu’elle adapte les aventures de l’intrépide et sensuelle Ultra-Girl. Mais, entre deux bulles, les rêves et les fantasmes affleurent,...
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