Zoom par Patrick Adler
Le Bar des Légendes
Mélo d'Amélie
Tout est à peu près dit dans le sous-titre : "Un soir, un patron de bar, des stars au comptoir". Philippe Sax, heureux rescapé des "Six Clones", six imitateurs qui eurent jadis leur heure de gloire, est sur la scène du Mélo d'Amélie ce patron de bar nostalgique qui, avant de fermer son lieu mythique, ouvre son juke-box et nous offre, par sa seule voix dédoublée à l'envi, une "dernière séance" façon Eddy Mitchell, aussi performante qu'émouvante. On salue ce retour gagnant !
Il est cabossé par la vie, ce patron de bar qui, fatigué, usé par la fermeture programmée de son lieu, va voir revenir les fantômes de son lieu, toutes ces figures emblématiques qui, un jour ou l'autre ont poussé la porte du Bar des Légendes. Le ton est donné : "la nostalgie n'est plus ce qu'elle était", comme eût dit Simone Signoret, que Philippe Sax imite à la perfection, comme toutes les autres voix de son spectacle.
Pour ce dernier tour de piste, du Bar des Légendes, il va ranimer la flamme, redonner de l'éclat à ce joli bar (saluons au passage le décor de Nils Zachariasen) et réinventer en paroles comme en chansons les soirées magiques qu'il a connues. Et c'est, tour à tour, Eddy Mitchell, Johnny, Dick Rivers, Renaud, Stefan Eicher, Bashung (impressionnant), Gainsbourg... la liste est longue, très longue. Waouh !
Les imitations sont tenues et très justes. Philippe Sax a trente ans de métier et cela se sent très vite. Aussi à l'aise dans les comédies légères (cf "Papy fait son ado"), il y a peu, que dans cet exercice qui tient du cabaret, il s'amuse, s'invente (son Louis de Bourvel, un mix de de Funès, Bourvil et Fernandel est surprenant), il y a du Audiard chez ce garçon dans la gouaille désabusée et les formules-choc ("Une fermeture, c'est un décès sans sépulture") comme il y a de la variété dans son tour où il mêle avec agilité des crooners comme Sinatra, Dean Martin, Elvis Presley à des chanteurs de variétés comme Jean-Louis Aubert, Charlélie Couture, Michel Jonasz et même Leonard Cohen.
Sans oublier les voix parlées où il excelle également : son Bacri, son Dubosc, son Coluche - entre autres - sont épatants. Plus à l'aise dans les voix graves et rocailleuses qui correspondent à sa tessiture naturelle, il sait aussi donner avec cette voix cassée de l'émotion. Les fantômes, comme le public, y ont été sensibles en se réveillant ce soir-là puisque, via le juke-box, encouragés par son propre défunt de père, ils l'ont enjoint à ne pas fermer. Le public retient son souffle surtout quand il nous offre en dernier cadeau... un grand écart au salut. Waouh ! Courez l'applaudir !
Pour ce dernier tour de piste, du Bar des Légendes, il va ranimer la flamme, redonner de l'éclat à ce joli bar (saluons au passage le décor de Nils Zachariasen) et réinventer en paroles comme en chansons les soirées magiques qu'il a connues. Et c'est, tour à tour, Eddy Mitchell, Johnny, Dick Rivers, Renaud, Stefan Eicher, Bashung (impressionnant), Gainsbourg... la liste est longue, très longue. Waouh !
Les imitations sont tenues et très justes. Philippe Sax a trente ans de métier et cela se sent très vite. Aussi à l'aise dans les comédies légères (cf "Papy fait son ado"), il y a peu, que dans cet exercice qui tient du cabaret, il s'amuse, s'invente (son Louis de Bourvel, un mix de de Funès, Bourvil et Fernandel est surprenant), il y a du Audiard chez ce garçon dans la gouaille désabusée et les formules-choc ("Une fermeture, c'est un décès sans sépulture") comme il y a de la variété dans son tour où il mêle avec agilité des crooners comme Sinatra, Dean Martin, Elvis Presley à des chanteurs de variétés comme Jean-Louis Aubert, Charlélie Couture, Michel Jonasz et même Leonard Cohen.
Sans oublier les voix parlées où il excelle également : son Bacri, son Dubosc, son Coluche - entre autres - sont épatants. Plus à l'aise dans les voix graves et rocailleuses qui correspondent à sa tessiture naturelle, il sait aussi donner avec cette voix cassée de l'émotion. Les fantômes, comme le public, y ont été sensibles en se réveillant ce soir-là puisque, via le juke-box, encouragés par son propre défunt de père, ils l'ont enjoint à ne pas fermer. Le public retient son souffle surtout quand il nous offre en dernier cadeau... un grand écart au salut. Waouh ! Courez l'applaudir !
Paru le 28/09/2026
(7 notes) THÉÂTRE LE MÉLO D'AMÉLIE Jusqu'au mercredi 30 décembre
SEUL(E) EN SCÈNE. "Le bar des légendes" est bien plus qu’un bistrot de quartier… Il est tenu par Jacky (Philippe Sax). Un personnage truculent et attachant qui a repris le flambeau de son père. Mais voilà... Le grand music-hall adjacent baisse le rideau et Jacky compte faire de même. Mais rien ne va se dérouler com...
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