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(10 notes) THÉÂTRE 14 Du jeudi 13 novembre au samedi 20 décembre 2025
COMÉDIE ROMANTIQUE. Un soir d’ouragan, dans un salon clos, une marquise et un comte se retrouvent de façon inattendue face à face. Coincés par le dérèglement météorologique, ils n’ont d’autre choix que de se confronter : sous les joutes brillantes de l’esprit, les faux-semblants tombent, les sentiments affleurent. De...
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Notes des adhérents
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Clara M. a écrit le 19/12/2025 à 03h27
Dans cette pièce Musset propose une analyse profonde des relations humaines, des tourments intérieurs et de la vulnérabilité des personnages. Qu'un ouragan survienne qui leur interdit la fuite, et voici qu'une marquise, délicieuse et sensuelle Christèle Tual, et un comte, grave et tendre Thibault de Montalembert, se retrouvent coincés dans leurs arguties mondaines voire leurs renoncements, bien davantage qu'entre ces portes symbolisées par les panneaux mobiles du décor !
Lui, muselé par la peur de déplaire, elle corsetée, comme emprisonnée dans sa robe carcan, tous deux contraints par les usages mondains de l'aristocratie.
Et pourtant ce sentiment puissant, l'amour, ne saurait se satisfaire de leurs faux-semblants !
Mise en scène d'Éric Vigner, tout au service de la langue, costumes et lumières recherchés, un pur bonheur de théâtre !
Lui, muselé par la peur de déplaire, elle corsetée, comme emprisonnée dans sa robe carcan, tous deux contraints par les usages mondains de l'aristocratie.
Et pourtant ce sentiment puissant, l'amour, ne saurait se satisfaire de leurs faux-semblants !
Mise en scène d'Éric Vigner, tout au service de la langue, costumes et lumières recherchés, un pur bonheur de théâtre !
Gisèle B. a écrit le 06/12/2025 à 15h42
Très bien en ce qui concerne les deux excellents acteurs, mais un moins convaincue par la mise en scène...
Florence O. a écrit le 26/11/2025 à 22h49
Très bonne mise en scène, un peu fantasque, portée par de très bons comédiens ! Tout cela contribue à faire bien entendre le texte savoureux de Musset.
vv a écrit le 20/11/2025 à 13h59
Serait-ce l'âge mûr des comédiens, à la diction parfaite, qui aurait inspiré E. Vigner dans cette mise en scène plutôt cocasse ? En effet, les atermoiements des personnages, à la jeunesse lointaine et sûrement riche d'expériences, nous font sourire. Pourtant, cette pièce rappelle que le carcan social dans lequel sont englués le comte et la marquise, mêlé à leurs troubles émotionnels, semble avoir résisté à l'épreuve du temps, même si leurs corps sont montrés parfois, effrontément happés par le désir.
Grâce à l'audace de cette adaptation, le metteur en scène a pu donner une note contemporaine à cette pièce, révélant à la fois ses côtés comiques et dramatiques.
Grâce à l'audace de cette adaptation, le metteur en scène a pu donner une note contemporaine à cette pièce, révélant à la fois ses côtés comiques et dramatiques.
Bernard B. a écrit le 20/11/2025 à 13h08
La mise en scène, et le jeu de Christèle Tual et Thibault de Montalembert nous font très bien entendre ce texte intéressant de Musset que je ne connaissais pas.
Oana C. a écrit le 19/11/2025 à 16h19
Un jeu de cartes perforées d'un autre temps, quand le code d'un programme informatique remplissait des caisses, comme autant de sésames à encoder, pour autant de portes à franchir. Et aussi les cartons perforés d'un orgue de Barbarie, un soir de grand vent, destinés à produire de la musique par des procédés mécaniques, jouant toujours la même rengaine imposée par les conventions. C'est toute la beauté plastique de cette scénographie aux lectures multiples.
Une Marquise corsetée dans sa robe panier comme verrouillée dans une armure, emprisonnée dans les codes du comportement aristocratique et condamnée à les habiter, à les traverser, à les exécuter sans jamais parvenir à les repousser. Elle accomplit les mouvements automatiques de la danseuse mécanique d'une boîte à musique : une étrangeté de tous les instants dans la mise en scène chorégraphique d'Éric Vigner.
L'amour est, si j'ose dire, automatophone ici, il ne tient pas d'un basic instinct mais d'une soumission à une classe où tout est code, apparence, posture. Rien de naturel dans ce corps, la Marquise mécanique contrôle chacun de ses mouvements et joue une partition écrite à l'avance : elle n'a pas de psychologie "réaliste", aucune magie de l'imagination, sa liberté émotionnelle est contrainte par les conventions. Son corps raconte autant que les mots, mais de façon décalée, stylisée, symbolique. Si l'on ne ressent aucune émotion, c'est bien intentionnel : ceci libère l'écoute du texte, on aura entendu Musset comme jamais.
Une Marquise corsetée dans sa robe panier comme verrouillée dans une armure, emprisonnée dans les codes du comportement aristocratique et condamnée à les habiter, à les traverser, à les exécuter sans jamais parvenir à les repousser. Elle accomplit les mouvements automatiques de la danseuse mécanique d'une boîte à musique : une étrangeté de tous les instants dans la mise en scène chorégraphique d'Éric Vigner.
L'amour est, si j'ose dire, automatophone ici, il ne tient pas d'un basic instinct mais d'une soumission à une classe où tout est code, apparence, posture. Rien de naturel dans ce corps, la Marquise mécanique contrôle chacun de ses mouvements et joue une partition écrite à l'avance : elle n'a pas de psychologie "réaliste", aucune magie de l'imagination, sa liberté émotionnelle est contrainte par les conventions. Son corps raconte autant que les mots, mais de façon décalée, stylisée, symbolique. Si l'on ne ressent aucune émotion, c'est bien intentionnel : ceci libère l'écoute du texte, on aura entendu Musset comme jamais.



