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BÉRÉNICE
THÉÂTRE DES QUARTIERS D'IVRY - Manufacture des Œillets
Du jeudi 14 mars au dimanche 24 mars 2019
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Stéphane G. a écrit le 19/03/2019 à 20h02
      Note =
    Bérénice ou le dilemme des héros tragiques. Écrite en 1670, cette tragédie est d'une grande contemporanéité tant dans sa mise en scène que dans son interprétation. C'est peut-être votre histoire ou la mienne ou celle d'une personne que vous avez certainement rencontrée? Cette passion amoureuse est devenue une addiction. Cette addiction est tellement forte que Titus doit choisir entre épouser la Reine de Palestine qu'il adule et enfreindre les lois romaines interdisant le mariage avec une étrangère ou bien renoncer à Bérénice pour assouvir ses ambitions finalement plus fortes que sa passion puisqu'"il ne s'agit plus de vivre, il faut régner". Régner à tout prix et fuir; "je l'aime, je le fuis, Titus m'aime, il me quitte". Sans compter l'amour aveugle d'Antiochus pour Bérénice dont il se rend compte qu'elle aime encore Titus malgré son renoncement. Tous ces personnages vivent la même problématique. "De la crainte à l'espoir, de l'espoir à la rage." Dans une mise en scène au dépouillement total très noir et d'une froideur infinie, les personnages habillés d'une tenue de ville rendent cette tragédie intemporelle. Dans un immobilisme connu illustrant les mises en scènes classiques des tragédies antiques, Gaetan Vassart, acteur aussi dans la pièce réussit à créer du mouvement. Le mouvement des corps et celui de la passion amoureuse s'expriment dans une chorégraphie harmonieuse rompant ainsi la monotonie classique du genre. L'interprétation des 5 personnages est remarquable. Ils sont omniprésents sur scène dans cet halo lumineux de néons blancs et froids entourant la pièce et servant de décor. Le point commun des trois personnages principaux est le sacrifice et le renoncement à l'accomplissement de leur vie, leur passion ou plutôt leur addiction amoureuse, leurs rèves d'épanouissement dans une société où la réussite sociale nous impose ses lois. C'est aussi l'interprétation et le regard des autres qui poussent ainsi Bérénice à l'exil loin de ses aspirations personnelles. C'est finalement l'exil ou la marche forcée au bord du précipice, le renoncement à l'amour, l'abandon de soi qui sont mis en exergue grâce à cette mise en scène et ces comédiens de grand talent.
Bernard B. a écrit le 19/03/2019 à 13h26
      Note =
    Un drame très classique, mais quel plaisir d'entendre ces alexandrins dont racine était un maître. Amour contre raison d'état, c'est cette dernière qui l'emporte. Les deux rôles principaux étaient très bien interprétés, notamment Bérénice avec une Valérie Dréville excellente. Un bon moment
Laure S. a écrit le 18/03/2019 à 17h43
      Note =
    Un petit bijou, repris ici tout en modernité, mise en scène en toute simplicité pour laisser la place au seul talent des interprètes. Nous avons adoré.
Florence O. a écrit le 18/03/2019 à 14h02
      Note =
    Superbe mise en scène, toute en sobriété, sensibilité et sensualité, portée par des comédiennes et comédiens remarquables ! A ne pas rater !
Denis N. a écrit le 18/03/2019 à 09h28
    Note =
    Bien aimé globalement l'ensemble, excellente performance des comédiens avec ce texte pas simple. Cependant la mise en scène en reflet à notre époque ne m'a pas convaincue. J'aurai préféré une version plus classique avec envolées et costumes.
Bertrand A. a écrit le 16/03/2019 à 20h58
      Note =
    Très belle mise en scène qui met en avant la beauté de la langue de Racine et la construction très raffinée de la pièce. Il est vrai que le jeu de Titus est moins tragique que celui de Bérénice, et qu'on peut ne pas trouver utiles les moments dansés, mais il ne faut pas bouder son plaisir: on passe une excellente soirée à la Manufacture des Œillets.
Cypris_92 a écrit le 16/03/2019 à 13h59
      Note =
    Habituée des interprétations plus « tragiques » de ces grandes tragédies, j'ai peu apprécié cette version. Mise en scène presque absente, absence aussi de mise en situation du texte, tout semble figé à part ces bras qui parasitent l'espace. La danse est incompréhensible voire incongrue. Titus, Stéphane Brel, manque d'épaisseur, de souffle, d'une ampleur tragique.
Annie C. a écrit le 16/03/2019 à 10h30
      Note =
    Un grand moment que cette interprétation de Bérénice par Valérie Dréville dans cet espace si confortable où l'on peut se laisser porter par le texte de Racine.
Marie-Madeleine A. a écrit le 15/03/2019 à 19h39
      Note =
    J'ai beaucoup aimé le jeu de Bérénice, la puissance d'Antiochus et la rondeur de Paulin mais pas du tout la vision de Titus trop léger pour un empereur. Et quelle belle mise en scène!
    L'echange avec les comediens fut tres riche - le buffet aussi d'ailleurs! 😉
Sylvie C. a écrit le 15/03/2019 à 07h44
      Note =
    encore une fois ravie de la programmation de la manufacture des oeillets..tres belle interpretation pour cette piece classique.mise en scene tres sobre, excellent jeu des acteurs, le court passage "dansé" d une belle intensité..n hesitez pas...
psylvia a écrit le 16/03/2019 à 00h38
      Note =
    Bérénice, à nouveau ... Sans décor ni costumes, une très belle mise en scène qui laisse toute la place à la la parole, à la force musicale de notre si belle langue française en alexandrins, mais aussi au tactile, au langage des corps, qui sublime, avec émotion et sensualité certaines scènes passionnelles. Quelques réticences personnelles sur le personnage de Titus, qui ne m'était pas assez "impérial", et laissait toute la place à Antiochus ... et sur le jeu de Bérénice, que j'ai trouvée parfois en décalage vocal. Mais l'éclairage de la rencontre, à l'issue de la représentation m'a permis de mieux en comprendre les intentions de la mise en scène, l'expression des sentiments . Le bonheur du théâtre classique, je ne m'en lasse pas !