ANDREÏ KOROBEINIKOV
(moyenne sur 3 notes)
RÉCITAL avec Andreï Korobeinikov (piano).
Andreï Korobeinikov est un surdoué du clavier (pas moins de vingt concours remportés à son palmarès) et un jeune esprit éclairé (il a son diplôme d’avocat et a publié plusieurs ouvrages)... Au programme:
• Beethoven: Sonate n° 21 "Waldstein".
• Scriabine: Sonate n° 5, Valse op. 38.
• Jarrett: The Köln Concert (partie 1).
• Beethoven: Sonate n° 31.
15 avenue Montaigne
75008 PARIS
M° Alma Marceau
Tél: 01 49 52 50 59
Web: www.theatrechampselysees.fr
> Plan d'accès (Google Maps)
> Plan du métro (RATP)
75008 PARIS
M° Alma Marceau
Tél: 01 49 52 50 59
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Le spectacle s'est joué dans ce lieu le 05/10/2026.
CONDITIONS GRAND PUBLIC
Durée 1h30.
CONDITIONS ADHÉRENTS
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Derniers commentaires des adhérents
Stéphanie A. a écrit le 08/10/2026 à 16h24
En deux mots : sublime et époustouflant !
Didier V. a écrit le 06/10/2026 à 08h56
Époustouflant virtuose . Merci Monsieur . Un moment d'exception. Merci
Frédérique a écrit le 03/10/2026 à 14h55
En 1975, Keith Jarrett se lance dans une tournée européenne qui le conduit à Köln où il arrive épuisé par d'interminables trajets routiers auxquels s'ajoute une météo difficile. Il souffre d'un manque de sommeil sévère et porte un corset parce qu'il souffre de douleurs dorsales intenses. Comme si cela ne suffisait pas, le concert au Kölner Oper prévu à 23h débute vers 23h30 tandis que le piano proposé est un petit Bösendorfer d'étude (notes graves faibles, aigus métalliques, pédale gauche bloquée) au lieu de l'Impérial demandé. Il faut être Keith Jarrett pour monter sur scène dans ces conditions et enregistrer en live sa prestation.
Bien lui en a pris, il fut étourdissant, éblouissant, magistral. L'album « The Köln Concert » est un chef d'œuvre absolu. Il touchera le public bien au-delà des amateurs de jazz avec des ventes autours de 4 millions d'exemplaires. Il est à ce jour le disque solo de jazz le plus vendu au monde.
Longtemps Keith Jarrett en refusa la transcription. Pour lui l'improvisation est faite pour durer un instant, c'est ce qui fait la beauté comme l'intensité du moment. L'écriture fige l'œuvre et transforme la nature même de l'éphémère.
À l'issue de longues discussions, il consent à coucher ce concert mémorable par écrit avec, toutefois, des réserves majeures : la partition n'est qu'un guide et l'enregistrement audio original reste la référence absolue.
C'est la première partie de cette soirée mythique qu'Andreï Korobeinikov propose de faire revivre lundi 5 octobre au Théâtre des Champs-Élysées.
Sans qu'il soit nécessaire de supposer une rencontre entre les deux artistes, des liens les rapprochent à commencer par Scriabine dont l'esthétique entre en résonance avec le jeu de Keith Jarrett et imprègne celui d'Andreï Korobeinikov (recherche de transe, extase mystique, harmonie suspendue, notes obsessionnelles, etc.).
En introduction à la seconde partie du programme, le pianiste russe fera d'abord dialoguer Beethoven avec Scriabine. Choix habile puisque ce dernier nourrit une admiration profonde pour Beethoven. Sa Sonate nº 21 « Waldstein » op. 53 ouvrira le concert. Lui succéderont la Sonate nº 5 op. 53 puis la Valse op. 38 de Scriabine. Curieuse coïncidence : les deux pièces partagent un numéro identique : 53. Un subtil clin d'œil d'Andreï Korobeinikov ?
Leur mise en miroir offre de passer de la période héroïque de Beethoven qui élargit l'espace sonore à l'évolution de Scriabine vers la tonalité et qui entre alors dans une période plus mystique. Son extase cosmique répond à la lumière triomphante et au retour à la vie de Beethoven. Korobeinikov, fervent défenseur de l'Espéranto, joue ici pleinement son rôle de passeur. Son programme témoigne du langage universel de la musique qui lui tient à cœur. Il dépasse les frontières nationales, les genres musicaux autant que les clivages belliqueux.
Bien lui en a pris, il fut étourdissant, éblouissant, magistral. L'album « The Köln Concert » est un chef d'œuvre absolu. Il touchera le public bien au-delà des amateurs de jazz avec des ventes autours de 4 millions d'exemplaires. Il est à ce jour le disque solo de jazz le plus vendu au monde.
Longtemps Keith Jarrett en refusa la transcription. Pour lui l'improvisation est faite pour durer un instant, c'est ce qui fait la beauté comme l'intensité du moment. L'écriture fige l'œuvre et transforme la nature même de l'éphémère.
À l'issue de longues discussions, il consent à coucher ce concert mémorable par écrit avec, toutefois, des réserves majeures : la partition n'est qu'un guide et l'enregistrement audio original reste la référence absolue.
C'est la première partie de cette soirée mythique qu'Andreï Korobeinikov propose de faire revivre lundi 5 octobre au Théâtre des Champs-Élysées.
Sans qu'il soit nécessaire de supposer une rencontre entre les deux artistes, des liens les rapprochent à commencer par Scriabine dont l'esthétique entre en résonance avec le jeu de Keith Jarrett et imprègne celui d'Andreï Korobeinikov (recherche de transe, extase mystique, harmonie suspendue, notes obsessionnelles, etc.).
En introduction à la seconde partie du programme, le pianiste russe fera d'abord dialoguer Beethoven avec Scriabine. Choix habile puisque ce dernier nourrit une admiration profonde pour Beethoven. Sa Sonate nº 21 « Waldstein » op. 53 ouvrira le concert. Lui succéderont la Sonate nº 5 op. 53 puis la Valse op. 38 de Scriabine. Curieuse coïncidence : les deux pièces partagent un numéro identique : 53. Un subtil clin d'œil d'Andreï Korobeinikov ?
Leur mise en miroir offre de passer de la période héroïque de Beethoven qui élargit l'espace sonore à l'évolution de Scriabine vers la tonalité et qui entre alors dans une période plus mystique. Son extase cosmique répond à la lumière triomphante et au retour à la vie de Beethoven. Korobeinikov, fervent défenseur de l'Espéranto, joue ici pleinement son rôle de passeur. Son programme témoigne du langage universel de la musique qui lui tient à cœur. Il dépasse les frontières nationales, les genres musicaux autant que les clivages belliqueux.


