DES HOMMES ENDORMIS
(moyenne sur 8 notes)
THÉÂTRE CONTEMPORAIN de Martin Crimp, mise en scène Ludovic Lagarde, avec Julia Christèle Tual, Paul Laurent Poitrenaux, Tilman Guillaume Costanza, Josefine Hortense Girard.
C’est la nuit chez Julia et Paul, la cinquantaine, deux brillants universitaires totalement voués à leurs carrières. Alors que Julia parle à Paul du vide qui a envahi leurs vies et de son absence de désir, sa nouvelle collaboratrice Joséfine et son compagnon Tilman sonnent à la porte... Créé en 2018 pour la troupe du Deutsche Schauspielhaus à Hambourg, Des hommes endormis est une oeuvre de Martin Crimp, auteur qui aime explorer la violence du monde contemporain avec une cruauté tranchante et un humour dévastateur. À la mise en scène, Ludovic Lagarde propose une étrange nuit, entre rêve et réalité. Un texte puissant dans une traduction en français d’Alice Zeniter.
Square Louis-Jouvet - 7 rue Boudreau
75009 PARIS
M° Opéra
Tél: 01 53 05 19 19
Web: www.athenee-theatre.com
> Plan d'accès (Google Maps)
> Plan du métro (RATP)
75009 PARIS
M° Opéra
Tél: 01 53 05 19 19
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Le spectacle s'est joué dans ce lieu du 04/05/2026 au 24/05/2026.
CONDITIONS GRAND PUBLIC
Durée 1h30.
CONDITIONS ADHÉRENTS
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Derniers commentaires des adhérents
Marc O. a écrit le 19/05/2026 à 08h43
Face aux "monstres" Christèle Tual et Laurent Poitrenaux, les jeunes fauves Hortense Girard et Guillaume Costanza relèvent avec brio le défi !
Défi scénique, cynique et physique sur une sombre trame
Une femme un homme, un couple mûr, ayant chacun consacré avec succès toute leur énergie à leur puissance sociale, a perdu sans trop s'en émouvoir son Éros intime
Comme avec ces magnifiques chaises design de leur appartement qui leur brisent le dos, ils ont perdu de vue l'essentiel
Ils évoquent froidement cet enfant qu'ils n'auront pas
Reste juste cette envie d'en découdre, d'affrontement
Ils trouveront peut être la solution à leurs problèmes lors de cette convocation du jeune couple plein de vie et d'amour insouciant d'une brillante recrue de cette femme trop puissante
Mais avec cette perte d'humanité qu'a nécessité cette ascension sociale, comment s'en faire une descendance, leur léguer autrement que sous la contrainte autre chose que cette envie corruptrice de puissance mortifère ?
Le constat cynique et amer de Martin Crimp d'une civilisation qui meurt
https://www.instagram.com/reel/DX9egS9qMxJ/?igsh=OTlsdmhwaHE3c3lz
Défi scénique, cynique et physique sur une sombre trame
Une femme un homme, un couple mûr, ayant chacun consacré avec succès toute leur énergie à leur puissance sociale, a perdu sans trop s'en émouvoir son Éros intime
Comme avec ces magnifiques chaises design de leur appartement qui leur brisent le dos, ils ont perdu de vue l'essentiel
Ils évoquent froidement cet enfant qu'ils n'auront pas
Reste juste cette envie d'en découdre, d'affrontement
Ils trouveront peut être la solution à leurs problèmes lors de cette convocation du jeune couple plein de vie et d'amour insouciant d'une brillante recrue de cette femme trop puissante
Mais avec cette perte d'humanité qu'a nécessité cette ascension sociale, comment s'en faire une descendance, leur léguer autrement que sous la contrainte autre chose que cette envie corruptrice de puissance mortifère ?
Le constat cynique et amer de Martin Crimp d'une civilisation qui meurt
https://www.instagram.com/reel/DX9egS9qMxJ/?igsh=OTlsdmhwaHE3c3lz
Clara M. a écrit le 13/05/2026 à 23h06
Paul et Julia intellectuels bourgeois sont installés dans un lieu mi- bureau mi-salon, presque sans meubles ; juste un balcon derrière une vitre opaque.
Ils sont comme anesthésiés par un quotidien dénué de désir ou de plaisir. Pas d'enfant, pas de jouissance ! Juste la réussite sociale !
En pleine nuit, horaire improbable, ils ouvrent leur porte à la nouvelle assistante de Julia, Joséfine et à son compagnon Tilman, jeunes, amoureux, sensuels.
Christèle Tual et Laurent Poitrenaux. Hortense Girard et Guillaume Costanza.
Les comédiens parlent, boivent, se frappent aussi ... sans que l'action progresse !
Puis, les femmes restent seules car les hommes disparaissent ... symbolique demeurée obscure pour moi, féminisme ou antipatriarcat ? Une fin bancale.
Cette pièce m'a laissée perplexe, dans l'incertitude face à l'incongruité dont je n'ai pas vraiment perçu la pertinence.
Ils sont comme anesthésiés par un quotidien dénué de désir ou de plaisir. Pas d'enfant, pas de jouissance ! Juste la réussite sociale !
En pleine nuit, horaire improbable, ils ouvrent leur porte à la nouvelle assistante de Julia, Joséfine et à son compagnon Tilman, jeunes, amoureux, sensuels.
Christèle Tual et Laurent Poitrenaux. Hortense Girard et Guillaume Costanza.
Les comédiens parlent, boivent, se frappent aussi ... sans que l'action progresse !
Puis, les femmes restent seules car les hommes disparaissent ... symbolique demeurée obscure pour moi, féminisme ou antipatriarcat ? Une fin bancale.
Cette pièce m'a laissée perplexe, dans l'incertitude face à l'incongruité dont je n'ai pas vraiment perçu la pertinence.
Oana C. a écrit le 12/05/2026 à 15h34
L'écriture toujours aussi fragmentaire, énigmatique et mentale de Martin Crimp laisse la même impression d'irréalité, de glissement, d'effacement progressif des repères. Une suite de perceptions et de fragments de conscience façonne un monde instable où les identités et les relations se dérobent.
Les personnages semblent traverser la pièce comme des êtres absents, dissociés et incapables d'habiter pleinement leur propre existence. Ils sont comme "endormis" car ils ne voient pas vraiment, ils n'écoutent pas vraiment, ils vivent dans une sorte d'état second. C'est une humanité qui fonctionne mécaniquement, des êtres qui traversent leur vie sans éveil véritable : dans l'anesthésie émotionnelle et dans la passivité, au plus près de l'éloignement du réel. Les personnages sont ensemble sans parvenir à être réellement en relation.
Beaucoup plus qu'un décor, l'immense baie vitrée opaque imaginée par Ludovic Lagarde matérialise visuellement l'état du monde chez Crimp. Le flou transforme les corps en silhouettes presque spectrales, il construit un espace où le spectateur doute, imagine, projette, relie des fragments. Il ne peut jamais "posséder" complètement l'image ni le sens ; il peut lancer des hypothèses - et elles seront nombreuses car le jeu de pistes est fécond - mais il ne saura jamais la vérité. C'est bien dans cette impossibilité définitive de contour, d'un auteur qui casse volontairement les attentes du théâtre traditionnel, que le spectateur est sollicité pour devenir coauteur du sens.
Les personnages semblent traverser la pièce comme des êtres absents, dissociés et incapables d'habiter pleinement leur propre existence. Ils sont comme "endormis" car ils ne voient pas vraiment, ils n'écoutent pas vraiment, ils vivent dans une sorte d'état second. C'est une humanité qui fonctionne mécaniquement, des êtres qui traversent leur vie sans éveil véritable : dans l'anesthésie émotionnelle et dans la passivité, au plus près de l'éloignement du réel. Les personnages sont ensemble sans parvenir à être réellement en relation.
Beaucoup plus qu'un décor, l'immense baie vitrée opaque imaginée par Ludovic Lagarde matérialise visuellement l'état du monde chez Crimp. Le flou transforme les corps en silhouettes presque spectrales, il construit un espace où le spectateur doute, imagine, projette, relie des fragments. Il ne peut jamais "posséder" complètement l'image ni le sens ; il peut lancer des hypothèses - et elles seront nombreuses car le jeu de pistes est fécond - mais il ne saura jamais la vérité. C'est bien dans cette impossibilité définitive de contour, d'un auteur qui casse volontairement les attentes du théâtre traditionnel, que le spectateur est sollicité pour devenir coauteur du sens.
Dominique A. a écrit le 07/05/2026 à 16h54
Note =
Ce n' est pas un théâtre d'action ou de comédie. C'est la présentation de deux couples qui instillent leur mal-être par petites touches corrosives. Et ça nous interroge en miroir sur ce qu'est un couple ou la réussite sociale par rapport à l'immense solitude humaine.


