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Photo: D.R.


SOLARIS
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COMÉDIE ROMANTIQUE de Stanislas Lem, traduction Jean-Michel Jasienko, mise en scène de Pascal Kirsch, avec Yann Boudaud, Marina Keltchewsky, Vincent Guédon, Elios Noël en alternance avec Éric Caruso, François Tizon et Charles-Henri Wolff.
En 1961, l’URSS envoie un premier homme dans l’espace. La même année, Stanislas Lem écrit Solaris, roman fascinant dans lequel une planète recouverte par un océan aux pouvoirs étranges et inexplicables devient objet de convoitise puis de terreur pour l'expédition scientifique partie à sa rencontre. La planète Solaris révèle à l’humanité une réalité qui lui est impossible à supporter : sa capacité à tout détruire, au risque de se détruire elle-même. Aujourd’hui le risque de l’extinction de l’humanité est moins celui de l’arme nucléaire dénoncé par Lem, que celui de la catastrophe écologique à laquelle nous conduit notre mode de vie.
THÉÂTRE DES QUARTIERS D'IVRY - Manufacture des Œillets
1 place Pierre Gosnat
94200 IVRY-SUR-SEINE
M° Station Mairie D'Ivry
Tél: 01 43 90 11 11
Web: www.theatre-quartiers-ivry.com

 > Plan d'accès (Google Maps)
 > Plan du métro (RATP)
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Le spectacle s'est joué dans ce lieu du 04/06/2021 au 12/06/2021.
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Derniers commentaires des adhérents
Oana C. a écrit le 09/06/2021 à 15h04
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    Soirée sous le soleil bleu de Solaris : la ventilation est à fond dans la grande salle des Œillets, on grelotte mais également d'émotion, c'est le retour à Ivry après longtemps. Le soleil rouge de Solaris se lève sur une scénographie somptueuse, et rassurante : le défi de porter un film culte à la scène est déjà à moitié levé.
    Le sol est couvert de parpaings parfaitement alignés et méchamment distanciés pour que le pied y puisse glisser au moindre mouvement : un sol qui ne demande pas à être foulé. J'ai eu la trouille de ma vie de spectatrice pendant 2h45 pour les chevilles des comédiens. Je reconnais l'effet voulu et beaucoup de recherches pour avoir créé cette démarche instable, en apesanteur ; pourtant un permanent danger pour celui qui s'y trouve et cherche un semblant d'équilibre, toujours précaire, sur un sol mouvant.
    Du film de Tarkovski je gardais des images vibrantes et sibyllines, un labyrinthe mystique où Solaris agissait telle une divinité équivoque pour éprouver la foi des hommes, leur appréhension de l'inconnu, le rejet de la culpabilité, la destruction comme dernier recours. L'on sortait chaque fois en titubant.
    Pascal Kirsch adapte le roman de Stanislas Lem avec une singulière limpidité, le texte réverbère de nouvelles significations et émotions. Les questions restent complexes : que faire de nos souvenirs douloureux ? de la culpabilité qu'ils ont engendrée ? que faire du mystère qui résiste à la science ? de notre détermination à renoncer à tout sentiment personnel afin de poursuivre une mission scientifique ? quel contact possible avec l'inconnu ? Là où Tarkovski restait souvent abscons, ici on entend simplement : « Le contact est établi. Mais avec nos mensonges, nos folies. » C'est vertigineux.
    Les comédiens sont prodigieux et émouvants, le spectacle a tout le pouvoir d'attraction d'une planète lointaine. Il atteint certains kystes psychiques trouvés à l'intérieur de nos corps, passe au crible notre mémoire entière. L'on sort bouleversé, secoué, en pesanteur.
    Nos chers disparus continueront à mourir éternellement dans le monde an-humain créé par Solaris et indéchiffrable pour les chercheurs. Solaris restera une provocation éternelle. Les êtres humains condamnés à se persécuter eux-mêmes. Nous n'apprendrons sans doute rien sur l'inconnu, rien sur nous-mêmes. Il n'y a pas de fin à cela. « Il reste l'attente. D'un miracle. »
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