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D.R.


Nicolas Canteloup
dans la bergerie !
Nicolas Canteloup peut se permettre de montrer des incisives aiguisées sur ses affiches : il va dévorer tous
ses confrères. Connu pour prêter sa voix aux "Guignols" à Barthez,
Bern, Fogiel, Aimé-Jacquet ou Nelson Monfort, il donne un coup de jeune à l'imitation dans un spectacle plein de générosité et, surtout, jamais vulgaire.
Comment a eu lieu la rencontre avec Les Guignols ?

Ça date de 1995. Je travaillais dans un cabaret, le Dagobert. Mon entourage m'a poussé à envoyer une démo aux auteurs. C'est ce que j'ai fait avec seulement huit imitations qui n'avaient jamais été produites comme celle de Nagui ou de Nelson Monfort. Ça les a convaincus.

Vous êtes conscient que certaines de vos imitations sont devenues cultes ? Le "On m'aurait menti ?" de Richard Virenque est repris dans nombre de conversations.

Je suis content, mais je n'en tire aucune fierté. Ce sont d'abord les marionnettes qui sont les stars.

Quelles sont les différences principales entre Les Guignols et la scène ?

C'est la durée et l'exposition. Chez Les Guignols, je ne suis que la voix cachée derrière des marionnettes. Avec les autres imitateurs, nous n'intervenons qu'à la dernière étape et nous n'avons aucun droit de regard sur les textes. Mais de toute façon la question ne se pose pas, puisque je suis plutôt envieux de leur qualité. Je pourrais comparer cet exercice à un 100 mètres. La durée est très brève. Alors que sur scène, c'est un 10 000 mètres. Je me mets à nu devant le public et, pendant toute la durée du spectacle, je ne dois jamais flancher. Je cours dans deux disciplines différentes.

Imitateur, c'est un métier complexe : il y a des talents, mais il y a beaucoup de ringards.

Mon équipe et moi étions conscients de pouvoir vite devenir ringards. Du coup, nous savions surtout ce que nous ne voulions pas faire, c'est-à-dire un catalogue de performances. Je ne suis pas un singe savant. Je voulais plutôt construire ce spectacle comme un film avec un scénario dans lequel j'emmenais les gens. C'est la raison pour laquelle c'est le personnage de Jean-Pierre Bacri qui assure la mise en scène. Et dans ce film, il y a des effets spéciaux : ce sont les voix. Mais les imitations ne sont qu'un prétexte. Dans les années 70, à l'époque de Le Luron, les voix seules suffisaient, ce n'est plus le cas maintenant. Il faut désormais travailler sur des univers, c'est la raison pour laquelle je travaille avec quatre personnes qui ont chacune le leur.

Quand avez-vous senti que votre carrière démarrait vraiment ?

La rencontre avec Michel Drucker a été décisive. Le ministre des Sports, Jean-François Lamour, avait été invité dans une de ses émissions en juin 2003 et il avait souhaité que je vienne faire quelques imitations de sportifs, parce que j'étais connu pour ça. Après ma prestation, Michel Drucker m'a demandési j'accepterais de venir régulièrement surson plateau.
Interview par Frédéric Maurice
Paru le 13/04/2005

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