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D.R.


Denis Maréchal
nous dit franchement !
Après avoir sillonné la province avec son one-man-show écrit par ses soins, "J'dis franchement" - une galerie de personnages hauts en couleur -, Denis Maréchal est de retour à Paris, au Trévise, avec une nouvelle mise en scène, de nouveaux gags et de nouveaux sketches, peaufinés au fil de sa tournée, et surtout, doté d'une maturité qui lui permet d'insuffler une énergie renouvelée à son humour désopilant !
Vous voici de retour à Paris ! Comment avez-vous fait évoluer votre spectacle ?

C'est toujours une galerie de personnages qui me ressemblent plus ou moins ! Avant, je jouais surtout sur les sketches de situation. Maintenant, je fais de plus en plus de «stand up» où je m'adresse directement au public. J'y ai gagné en assurance, car j'avais peur d'affronter mes spectateurs ! En province, j'ai eu des soirées formidables : une osmose, une magie ! Le public jouait lui aussi ! Je suis ravi d'être au Trévise. Ça faisait longtemps que je voulais cette salle : elle a une âme, elle est un peu poussiéreuse et ça me plaît !

Avec quels ingrédients aimez-vous faire rire votre public ?

Avec des choses que j'ai réellement vécues, que j'ai vues ou qu'on m'a racontées. Devant une situation, mon esprit vagabonde, puis invente une histoire. En général, je pars d'une situation assez plausible et j'extrapole pour provoquer le rire. Ce sont des situations assez banales, mais j'en rajoute des tonnes pour que ça
devienne drôle !

Vous réveiller aux côtés d'une haltérophile, c'est du vécu ?

L'idée de départ de ce sketch, c'était de se réveiller - comme ça arrive à beaucoup de gens -, à côté de quelqu'un et de se dire : "Mais qu'est-ce que je fais là ?" Dans le même temps, j'avais vu un reportage à la
télévision sur une femme qui faisait de l'haltérophilie,
prenait des anabolisants et de la testostérone, et qui commençait à avoir des poils au menton ! J'ai mixé le tout !

Et vous seriez plutôt squatteur ou squatté ?

Quand j'habitais à Lyon, mon appartement, c'était la maison du bonheur ! Tout le monde savait où était la clé ! Je me suis rapidement senti submergé par des gens qui venaient s'installer sur ma moquette pour consommer des substances illicites ! C'est pour ça que dans le spectacle, il y a le squatteur... et le squatté !

Quels humoristes font pour vous figure de référence ?

Muriel Robin ! Elle est vraiment au top dans mon top ! La structure de ses sketches est parfaite, dans le phrasé, le rythme, le rire est très fréquent et en tant que comédienne elle est excellente. J'aime aussi beaucoup Gad Elmaleh que je considère comme le meilleur parmi ceux de ma génération. J'aime aussi les sitcoms américaines comme Friends. Quand j'entends une bonne vanne, je suis jaloux. J'aurais bien aimé la trouver ! Sortir vingt-deux minutes de cette qualité par semaine, je trouve ça étonnant ! Si je pouvais avoir une heure et demie de spectacle comme ça, ce serait très bien !
Interview par Alain Bugnard
Paru le 04/04/2005

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