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D.R.


La deuxième jeunesse d’Olivier Lejeune
Après plus de trente ans à arpenter les planches des théâtres, des cabarets et des plateaux de télévision, il manquait une corde à l'arc des compétences d'Olivier Lejeune : il n'avait jamais écrit de pièce. Avec "Tout bascule", il se fait plaisir dans un Boulevard haletant.
Qu'est-ce que ça fait d'écrire une pièce ?

En fait, j'ai toujours écrit. Durant mes sept ans passés dans La Classe sur FR3, sur Europe 1 pour Pascal Brunner, au Théâtre de Bouvard et pendant mon séjour en Belgique où j'animais une émission très populaire, je ne me suis jamais arrêté d'écrire. Mais il s'agissait de sketches que je rédigeais pour moi ou pour d'autres. Je suis un vrai stakhanoviste de l'écriture. Le résultat, c'est que j'ai été très accaparé par la télévision, et que je n'ai jamais vraiment eu le temps de me consacrer à l'écriture d'une pièce.

Comment en êtes-vous arrivé à Tout bascule ?

L'une de mes principales interrogations était "est-ce que j'écris une pièce de troupe ou une pièce pour une ou deux têtes d'affiche ?". Je l'ai d'abord écrite pour Marthe Mercadier. Je suis quelqu'un de speed, donc je voulais écrire pour des gens speed, comme elle. C'était une belle rencontre : j'aime son intelligence instinctive sur scène. Lors de la première, elle avait l'excitation d'une fille de 15 ans. Je tiens à préciser que c'est vraiment une œuvre très populaire, puisqu'en plus de l'avoir déjà jouée 500 fois, c'est aussi une pièce qui a été interprétée par une centaine de troupes amateurs selon la SACD.

Quelles sont vos références en matière de Boulevard ?

Ce sont des pièces comme Espèces menacées, Panique au Plazza... Et en termes de références artistiques, j'ai beaucoup de respect pour Philippe Bouvard, pour sa rigueur dans l'écriture, Guy Lux pour sa générosité et Jean Meyer qui était mon professeur au conservatoire de la rue Blanche.

Pour une fois, votre personnage n'est pas celui d'un fayot mielleux. D'où vous venait cet emploi récurrent ?

J'ai été le coauteur avec Guy Lux de beaucoup d'émissions. Et quand nous avons travaillé sur La Classe, il m'a invité à une séance de travail dans sa maison de Saint-Gratien. Comme dans les émissions de télé-réalité, nous avons rédigé une "bible des personnages", dont le mien, le fayot, mais aussi celui de la nympho avec Muriel Montossey.

Vous êtes aussi metteur en scène, mais cette activité s'étend au-delà de planches du théâtre ?

Effectivement, puisque depuis plusieurs années, je pilote en Suisse des ateliers de théâtre dans lesquels j'aide les chômeurs à se réinsérer dans la vie active, à reprendre confiance en eux. Nous avons déjà monté une douzaine de pièces. Depuis un an, je fais de même avec des malades mentaux dans un grand hôpital psychiatrique de Neuchâtel. C'est très dur, mais je suis heureux quand j'arrive à percevoir une étincelle de joie dans leurs yeux. Nous jouerons même un spectacle le 20 juin prochain.
Interview par Frédéric Maurice
Paru le 22/04/2005

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