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D.R.


Hélène Zidi-Chéruy, la persévérance et la passion
Metteur en scène et directrice du théâtre Côté Cour
Une petite rue, une petite cour, une petite salle.
C'est le laboratoire-théâtre d'Hélène Zidi-Chéruy.
Prendre soin du public et des comédiens, elle s'y connaît :
c'est la fille de Claude Zidi !
D'où vous vient cette passion pour les comédiens ?

J'ai toujours baigné dans le milieu artistique. Petite, je traînais sur les tournages de films les mercredis après-midi ; j'ai vu travailler de Funès, Coluche, Depardieu, Belmondo, Serrault... J'étais fascinée. J'ai commencé à 16 ans sur les planches, j'ai joué dix ans. Puis je suis devenue directrice de casting. De là, je suis devenue coach de comédiens, faisant travailler Laetitia Casta, Laura Presgurvic, Laurence Boccolini, Aissa Maïga et Alysson Paradis, je les accompagnais, les aidais à mettre en place leur rôle et très naturellement cela m'a conduite à la mise en scène. Il fallait tous ces paliers pour en arriver là, comme un mille-feuille ! J'adore les
acteurs, j'adore "l'instrument", je sais ses vulnérabilités, ses fragilités, son manque de confiance pour être dans la lumière et y demeurer.

Comment cette passion vous a-t-elle conduite à ouvrir ce théâtre ?

J'ai conçu un atelier d'entraînement pour acteurs professionnels, "Le Laboratoire de l'acteur", au théâtre de l'Atelier, puis j'ai décidé de m'agrandir et de créer un théâtre. Je n'avais pas envie d'être dépendante et je voulais donner à des spectacles la possibilité d'exister, de vivre, de s'installer. Monter un spectacle c'est beaucoup de travail et de gros investissements. J'ai envie de me battre pour les autres, défendre des spectacles, en créer, défendre les acteurs. Maintenant, je mène de front le Laboratoire et la direction de cette salle, ce qui me permet de produire mes pièces.

Ouvrir une salle, c'est un projet ambitieux à l'heure actuelle...

Ce qui est important, c'est la persévérance et la passion. Mieux vaut être libre à la tête d'une petite salle de 60 places que dépendant d'une grande. On peut, si on le veut, jouer un spectacle sur de longues périodes. Maintenant les gens sont bousculés, les théâtres font jouer des stars, les places sont chères et je trouve pénible que ce qui pourrait être un grand moment de bonheur soit parfois une grosse souffrance !
Il faut se battre envers et contre tout pour des spectacles, des créations, se donner des moyens, s'accrocher. Ce théâtre est ouvert depuis bientôt deux ans. À l'origine, c'était un entrepôt d'électricité ; avec mon mari, Frédéric Chéruy, nous avons tout refait à l'huile de coude, des sièges à la peinture. Ma sœur, Clo, qui est maître-verrier a fait les vitraux étonnants de l'entrée. Actuellement, nous avons à l'affiche en alternance un one-woman-show Scoops, Potins et Assedic, et Le Tigre de Murray Schisgal dont j'ai signé la mise en scène. Je vous y attends !

Interview par François Varlin
Paru le 11/04/2005

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