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D.R.


Carole Greep
Elle a connu le succès avec "J'aime beaucoup ce que vous faites" et elle est aussi la co-auteur avec Éric Guéot de "La Bonne Mauvaise Nouvelle du jour", déjà culte, sur Pink TV. Carole Greep enchaîne avec une autre comédie très prometteuse : "Post-It®". L'histoire de trois filles qui racontent leurs déboires comme des poules qui caquettent. Les coqs n'ont qu'à bien se tenir.
Avec cette pièce de filles célibataires qui partagent
leurs expériences de vie, vous suivez un mouvement déjà bien lancé.

Et pourtant, j'ai écrit Post-It® avant le phénomène Bridget Jones, mais c'est vrai qu'on se rend compte toutes des mêmes choses au même moment. C'est un mouvement général. Je voulais montrer qu'il y avait une solidarité féminine dans le désespoir et que les filles peuvent être aussi nazes que des mecs. Léa, Cécile et Charlotte rient de tout, mais elles le font toujours avec tendresse. Le rire, c'est la politesse du désespoir, et elles sont très très polies.

Pourquoi avoir choisi d'appeler la pièce Post-It® ?

C'est un concept. Le Post-It® marque chaque saynète de la pièce comme "Penser à jouir à 4 heures", "C'est la Saint-Valentin, penser à se suicider" ; le Post-It® est représentatif de la vie à trois. Quand on n'a pas le temps de se voir, on se laisse des petits messages. On voulait utiliser Pense-bête, mais c'était moins flatteur.

Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de cette affiche avec trois poules ?

Là aussi, c'est un symbole. Ces trois filles sont comme trois poules qui papotent sans cesse comme dans une basse-cour.

Comment réagit le public devant ces filles qui balancent sur tout le monde et, surtout, sur les mecs ?

Figurez-vous que les mecs adorent encore plus que les filles. Ils adorent voir ce qu'elles se disent entre elles. Ça pourrait apparaître comme une pièce "fifilles", mais elle ne l'est pas tant que ça, parce que les
protagonistes utilisent des termes très crus. J'avais envie de désacraliser les filles.

Vous n'êtes pas issue du sérail du théâtre puisque vous avez travaillé dans la pub...

J'y ai travaillé jusqu'en 2000, mais à un moment donné,
j'ai trouvé que c'était trop contraignant. Je ne voulais plus passer par des clients et des commerciaux qui cernaient mon travail, mais plutôt créer un contact direct avec un public. J'ai écrit Post-It® pendant ces "années pub". J'avais peur que ça ne fonctionne pas, parce qu'il n'y avait pas de véritable
histoire. Il s'agit plutôt d'un feuilleton théâtral. Ça
pourrait être un programme court pour la télé, mais ma volonté, c'était d'abord de m'exprimer avant de penser à une quelconqueadaptation. J'ai acquis un certain sens des expressions/formulations typiquement issues du milieu publicitaire. Je suis contente d'avoir quitté la publicité : avec le théâtre, j'ai vraiment l'impression d'avoir trouvé ma famille

Interview par Frédéric Maurice
Paru le 12/05/2005

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