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D.R.


Le divan de Sandrine Alexi
Après quatre ans d'absence de la scène parisienne, mais une présence quasi quotidienne aux "Guignols de l'info" sur Canal+, Sandrine Alexi, la voix féminine des marionnettes, revient sur la scène de la Comédie Caumartin. Dans "Prise de têtes", elle se fait analyser par Mireille Dumas qui
va tenter de la guérir du virus de l'imitation, heureusement sans succès.
Il fallait au moins un psy pour vérifier si tout allait bien : vous êtes toute folle sur scène.
Sandrine Alexi : J'aime bien faire passer ma folie et je m'amuse vraiment à le faire. Je voulais faire sortir mes personnages de leur univers habituel et créer un vrai décalage. Ainsi Bernadette Chirac se met à chanter Like a Virgin, Chantal Goya se lâche sur Comme des connasses, une variante du titre de Michaël Youn et Catherine Deneuve se transforme en nympho vulgaire.

Parfois, vous n'avez même pas besoin de parler pour qu'on reconnaisse vos personnages, à l'instar de Laurent Gerra lorsqu'il se met dans la peau de Jack Lang ou de Johnny.
Il y a une création qui va au-delà de la voix, notamment avec Céline Dion : ce qui m'impressionnait chez elle, ce sont ses attitudes sur scène. En la regardant sur une vidéo de Titanic et en appuyant sur pause, je me suis rendu compte qu'elle était très grimaçante. Je me suis amusée à travailler autant sa voix que sa gestuelle. J'aime bien qu'on reconnaisse un personnage par ses expressions faciales, c'est pour ça que je ne me sers que très rarement d'accessoires.

Quelles sont les dernières
voix que vous avez intégrées au spectacle ?
Shakira et Britney Spears qui participent au Blond Music Awards, mais aussi dans un autre genre Roselyne Bachelot, Patrica Kaas, Laurence
Boccolini ou Carla Bruni et, en ce moment, je travaille sur
Monica Bellucci.

Qu'en pensent les imitées ?
Aucune d'entre elles n'est
encore venue voir le spectacle, mais j'ai déjà rencontré
Mireille Dumas, Christine Bravo ou Muriel Robin et,
évidemment, ça ne les amuse pas d'être imitées. Elles ne se reconnaissent pas dans la
caricature.

Quelle est la différence essentielle entre votre travail sur scène et à la télévision ?
Aux Guignols de l'info, ce sont des commandes, donc je prends évidemment moins de plaisir. Mais Lecoq et Herzog m'aident à suivre une direction. Sur scène, je prends mon pied. Je ne voulais pas enchaîner les imitations sans fil conducteur. J'avais trouvé l'idée du psy et Smaïn - qui me met en scène -, a imaginé que je devais me faire soigner parce que ma manie de me faire passer pour d'autres m'avait conduite devant un
tribunal.

Elie Kakou reste votre unique voix masculine ?
Le texte que j'ai écrit avec Patrick Joly est un hommage que je lui rends. Il aurait très bien pu faire ce sketch. Je suis contente qu'il fonctionne parce que l'hommage est un exercice difficile. Je l'ai joué au
Zénith de Marseille en juillet dernier et la sœur d'Elie m'avait prêté le manteau et la perruque de Mongola, l'attachée de presse qu'il interprétait. C'était un grand moment d'émotion.
Interview par Frédéric Maurice
Paru le 27/01/2005

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