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D.R.


Corinne Cousin
Corinne Cousin est une Parisienne. Une femme qui vit, qui vibre. Une femme qui chante aussi. Son spectacle au Théâtre de Nesle, célèbre "Les Années Saint-Germain" en chansons.
Saint-Germain c'est pour Corinne Cousin le comble du parisianisme. Au lendemain de la guerre, de ce village de la capitale explosent une nouvelle forme de pensée, des cinémas, des restaurants, des clubs de jazz. Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre viennent y habiter. Une renaissance pour un terrain encore vierge qui deviendra un quartier fer de lance de la vie intellectuelle. "J'y ai fêté mes 18 ans. Les cafés restaient ouverts toute la nuit, maintenant c'est fini...", se souvient celle qui garde au cœur l'amour des grands auteurs et aux lèvres leurs chansons. Prévert, Queneau, Trenet, Desnos... Et tant d'autres. Maintenant, les boîtes à fripes ont remplacé les boîtes de jazz, mais si les poètes ont disparu, leurs chansons courent encore dans les rues. Grâce à Corinne Cousin. De la nostalgie chez la dame ? "Non, la nostalgie, c'est triste, moi je trouve que tout ce que l'on a vécu c'est comme la farine pour faire un gâteau, une richesse pour le présent. Je vis au présent", rétorque-t-elle.

Femme libre

Pour autant, Corinne Cousin n'habite pas Saint-Germain, mais le 16e. Ou plutôt elle y dort : "Paris est assez grand pour mes évasions diurnes et nocturnes." Croqueuse de diamants, elle aime les belles adresses de grands hôtels et grands restaurants où l'on dîne de salades fraîcheurs, de saumon, d'huîtres et de champagne, "Je voudrais habiter à l'hôtel Lutetia ! C'est merveilleux la vie d'hôtel ! Je suis de gauche dans un confort de droite." Habillée - sans façon ! - tout en Christian Lacroix, elle rit à la pensée de chanter le fameux J'suis snob de Boris Vian. Celle que l'on croit bien à tort ne fréquenter le métro qu'en étant sur ses affiches, use pourtant aussi ses élégants souliers sous terre. Si elle quitte Paname, c'est pour Monte-Carlo ou Cannes. Très simplement. La belle est vigilante, préfère le respect à la galanterie et ne veut pas dépendre des hommes.

Femme gourmande

Gourmande de tout, optimiste, libre elle se promène dans la vie avec son talent qui l'a conduite de tournées avec Thierry le Luron, en stages avec Alice Sapritch et Armande Altaï, en passant par les mises en scène d'Oscar Sisto. Pour ce spectacle, elle est accompagnée par Raoul Duflot et Roland Romanelli, qui a signé toutes les orchestrations. "Une chanson c'est une petite pièce de théâtre en trois actes. Il faut en rendre les couleurs en jouant, avoir la larme à l'œil au bon moment, la voix gouailleuse ou snob." Le public est au rendez-vous. Jeunes, intellos, touristes, et tant d'autres se pressent au Théâtre de Nesle pour reprendre avec elle : Il n'y a plus d'après, à Saint-Germain-des-Prés...
Portrait par François Varlin
Paru le 15/11/2004

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