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Michel Bouquet
Laurencine Lot


“Le roi se meurt”, c’est le Bouquet !
Un grand texte de Ionesco pour un grand comédien, Michel Bouquet. La scène du Théâtre Hébertot présente un fleuron de l'art dramatique : "Le roi se meurt".
Le roi se meurt, le roi va mourir. Ses épouses, son médecin s'interrogent sur la manière de le lui annoncer.
Aussi vrai que la santé du souverain décline, le royaume se corrompt, se fissure, se désintègre. Il faut le faire passer de la vie à la mort et en finir pour que, le roi mort, vive un nouveau roi, et renaisse son domaine. Dans ce théâtre de l'absurde, qui se teinte de métaphysique, Michel Bouquet est un vieux monarque presque encore enfant, qui marche vers l'inéluctable en s'accrochant à tout ce qui peut le différer. Lâche, peureux, amoureux de la vie. Bouquet est fort. Très fort. Fragile aussi. Le voir jouer Ionesco est une grâce. À ses côtés, Juliette Carré est une reine Marguerite autoritaire, revêche, à la présence riche servie par une belle voix de théâtre gonflée d'accents parfois un peu ronflants de tragédienne. On retrouve aussi avec bonheur Valérie Karsenti, au jeu tout en finesse. En reine Marie, elle illumine la noirceur de ce propos de mort par sa beauté virginale, vêtue d'une robe de mariée. Mis en scène par Georges Werler, dans des costumes magnifiques mélangeant les époques, ce roi qui n'en finit pas de mourir est un morceau de bravoure à tout point de vue.
Zoom par François Varlin
Paru le 15/11/2004

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