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© PascalIto
Olivier de Benoist
père en roue libre
Olivier de Benoist nous présente son "Petit dernier", "véritable ode à la contraception" selon le dossier de presse.
Olivier, quatrième enfant, quatrième spectacle... vous comptez aller jusqu'où ainsi ?
Jusqu'à présent, j'ai conditionné l'un à l'autre. Aujourd'hui, c'est clair : pour les enfants, j'arrête ! Je crois même qu'on ne va pas pouvoir tous les garder (rire).

La naissance de votre petit dernier vous a donné un thème... et un titre. Cependant, vous vous livrez très peu dans vos spectacles, votre vie, dites-vous, étant trop lisse et trop tranquille pour qu'elle mérite que vous en parliez. Vos enfants sont-ils également trop parfaits pour figurer dans ce nouveau spectacle ?
La seule chose qui me démarque un peu est le fait d'avoir eu quatre enfants avec la même femme, alors qu'avant, c'était banal. Mes enfants, eux, sont des emmerdeurs comme tous les autres, rassurez-vous (rire). Cependant, étant un humoriste à texte, je m'attache à avoir une colonne vertébrale solide et des vannes suffisamment cinglantes et improbables pour faire rire. Du coup, il faut aller très loin. Dans ce spectacle, j'ai un ado au QI de concombre, une fille qui dit à tout le monde qu'elle sera la première humoriste de la famille, un enfant préféré et un petit dernier donc. Mes enfants ne s'y reconnaissent pas du tout, évidemment !

Pas de limites ?
Oh si ! Le rapport à l'enfance est tel qu'il faut rester dans la bienveillance. On ne peut pas aller aussi loin qu'avec des adultes. Et je me suis fixé des contraintes supplémentaires : ni vulgarité bien sûr ni même de grossièretés, veiller à uniquement provoquer un rire sain et parler à un maximum de gens, pas seulement aux bobos parisiens.

Et quid du "con" qui vous accompagne de spectacle en spectacle ?
Ici, c'est le père, jamais les enfants malgré les apparences. Il dit ce qu'on ne peut décemment pas énoncer à propos de ses enfants. C'est libératoire car je me suis beaucoup documenté : coaching, livres, tutos, éducation positive, écoles de parents... tous ces outils visent à culpabiliser les parents alors qu'avant, on ne se posait pas tant de questions. Alors ce père partage ses expériences et donne des conseils -de la grossesse à la guerre entre parents et enfants à l'adolescence-... à ne pas suivre bien entendu !

Quelque chose de spécial dans la mise en scène pour ce lieu particulier qu'est La Nouvelle Eve ?
Eh bien, dans la tradition du cabaret, j'ai un assistant moldave qui va multiplier courtes interventions... et gaffes ! Ne pas être totalement seul dans un one man est très agréable.

Dans la vie, quel genre de père êtes-vous ?
Pas question de me réveiller un jour, frustré de ne pas avoir vu évoluer mes enfants ! Alors, je suis un vrai papa, très présent, bien plus que mon propre père, les moeurs ont changé. Je les emmène à l'école, au dessin, au tennis, j'aime ça. Tous les âges m'émerveillent. Et, quand j'ai appris que je serais à nouveau père il y a trois ans, j'ai ressenti un bonheur extraordinaire : une cure de jouvence exceptionnelle s'annonçait car ça m'a renvoyé au moins dix ans en arrière, mes aînés ayant aujourd'hui 14, 13 et 9 ans.

Comme quoi, le bonheur aussi peut être propice à la création !
Portrait par Caroline Fabre
Paru le 08/02/2020

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