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© Bruno Perroud


Luq Hamett
Directeur, heureux, du Théâtre Edgar
Voici cinq ans, je rencontrais Luq Hamett dans les gravas avant l'ouverture du Théâtre Edgar, né de la réunion du Théâtre d'Edgar et du Café(-théâtre) d'Edgar. Je le retrouve... dans les travaux : il fait installer la clim !
Luq, quel bilan dressez-vous de ce début d'existence ?
Le pari -présenter uniquement des créations, une cinquantaine au bas mot- est réussi ! Nous avons reconstitué une clientèle prête à se divertir mais en recherche de qualité. Et l'horaire double en alternance -19h ou 21h pour un même spectacle- correspond vraiment à des publics et des modes de vie différents. Dans cet esprit, un horaire s'est rajouté -15h30 samedi et dimanche !

Quels ont été vos tops et vos flops ?
Je ne veux pas paraitre prétentieux, il n'y a pas eu de flops... la durée d'exploitation minimale ayant été de cinq mois. Quant aux succès, citons « 3 hommes dans un bateau sans parler du chien » qui s'est exporté au Petit Montparnasse dans la foulée, « Diner de famille », toujours au Café de la Gare, « La Croisière ça use » en tournée depuis deux ans, sans oublier « Tinder Surprise ». Aussi, le 25 novembre, tous les comédiens qui ont joué ici depuis cinq ans vont revenir pour un spectacle inédit !

Alors, vous êtes un directeur heureux ?
Oui, au prix d'un énorme travail et d'une remise en question permanente mais c'est passionnant ! Je suis également très content d'avoir amené une nouvelle salle à l'ASTP (Association pour le Soutien du Théâtre Privé) car je trouve son fonctionnement et ses actions remarquables et très fier d'avoir été (rire) élu au comité directeur du SNDPT (Syndicat National du Théâtre Privé) pour, à mon sens, représenter les salles de petites jauges.

En cette rentrée s'annonce un spectacle avec sept comédiens, « Ciel, ma belle-mère ». Vous le présentez comme étant de Feydeau. Pourtant, le titre n'est pas de lui, c'est en fait l'adaptation de son « Mariage de Barillon » à onze personnages. Ça m'interroge...
A l'époque de Feydeau, le théâtre fonctionnait différemment. Les acteurs étaient sous contrat à l'année et les auteurs devaient écrire pour le nombre de permanents. De même, les spectateurs du vaudeville sortaient régulièrement pour acheter une friandise et quand ils rentraient, ils devaient être immédiatement remis dans le bain, d'où de nombreux apartés. «Ciel ma femme», «Ciel mon mari» ça vient de là ! Aussi, y a-t-il eu un gros travail d'adaptation par Emmanuelle Hamet. D'abord, réduire le nombre de personnages et réattribuer certaines répliques. Ensuite, « nettoyer » les scènes « bavardes » et enfin mettre le tout au goût du jour. Feydeau ayant parfois des velléités de chansonnier, il y a ici des allusions à la politique actuelle. Bref, le texte a été modernisé... jusqu'à son titre. Ce travail ayant été fait avec rigueur et respect, Feydeau, j'en suis sûr, ne se retournera pas dans sa tombe !

Parlons d'avenir. Où en est votre projet de produire votre vin, avec votre nom sur l'étiquette ?
Eh bien, je commence à poser des jalons en Espagne, dans la province d'Alicante. Ce sera, je l'espère, pour les années à venir car c'est mon but dans la vie ! (rire)
Interview par Caroline Fabre
Paru le 01/12/2019

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