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© Laurencine Lot


Régis Laspalès et Philippe Chevallier
Laspallier et Chevalès !
Vous pouvez retourner le problème dans
tous les sens, Laspalès ne va pas sans Chevallier et
vice versa. Ainsi rien d'étonnant à ce que dans leur nouvelle pièce ("Déviation obligatoire"),
ils se soutiennent l'un l'autre dans la quête de l'âme sœur. Et dans leur plongée vers l'absurde, contrairement au nom de leur spectacle, ils ne prennent aucune déviation.
Dites donc, ça va pas mieux vous deux ! Vous êtes de plus en plus allumés.
Philippe Chevallier : La folie nous a toujours intéressés. Les acteurs sont toujours un peu fous. Cependant, on trouve surtout nos sources dans le quotidien. Mais il est vrai que cette fois on va encore plus loin puisque dans cette pièce on finit dans un hôpital psychiatrique.

Effectivement, il y a des moments où vous êtes complètement déconnectés
de la réalité.
P.C. : C'est un risque supplémentaire que nous prenons. On est dans la gratuité totale.

On a parfois l'impression que vous vous faites d'abord plaisir à tous les deux.
P.C. : C'est vrai que dans la deuxième partie de la pièce, on a parfois un discours autiste et que le public doit faire l'effort de venir nous rejoindre. Il est un peu dérouté.

C'est la première fois que vous écrivez une pièce. On ne vous connaissait que comme auteurs de sketches.
Régis Laspalès : Non, on avait déjà écrit Pas de fantaisie dans l'orangeade en 1981. Mais c'est la première fois qu'on fait une pièce où il faut écrire pour d'autres personnages.

Qu'est-ce que ça fait de jouer en charentaises ?
R.L. : C'est très confortable. Surtout par rapport à Monsieur Chasse de Feydau que nous avions jouée au théâtre du
Palais-Royal : nous devions porter des redingotes et des chaussures d'époque.

Vous êtes des spécialistes de l'improvisation. Le carcan d'une pièce ne va-t-il pas vous contraindre ?
P.C. : Comme ce sont nos textes et comme on en est au tout début, pour le moment on les respecte. Mais le fait que nous jouions dans une pièce et non pas dans un spectacle de sketches ne nous empêche pas d'improviser. On le faisait déjà dans le Feydau, au grand dam des puristes.

Combien de temps a été nécessaire pour écrire cette pièce ? Un an... plus... ?
R.L. : Un an ! On n'a pas mis un an pour écrire ça ! (rires). C'est vrai qu'on n'avait pas écrit depuis six ans. Au début, ça ressemblait à une sorte de long sketch, mais on voulait un nouveau challenge en y intégrant d'autres rôles.

Les deux imbéciles heureux que vous interprétez évoluent dans un décor inattendu, presque design ; comment expliquez-vous ça ?
R.L. : Nous voulions casser l'image de la pièce de Boulevard, y compris dans le décor. C'est un loft blanc très dépouillé conçu par Philippe Miesch, ancien pensionnaire de la Villa Médicis à Rome. Pour lui aussi c'était un défi de s'associer à notre univers.

On se demande toujours s'il y a un grand fossé entre vos personnages sur scène et ce que vous êtes en réalité.
P.C. : Il n'y en a pas tant que ça. En même temps, c'est le gage d'une certaine authenticité. C'est d'ailleurs pour ça qu'on n'aime pas trop être mis en scène. On se gère nous-mêmes. Mais rassurez-vous, on peut jouer autre chose, à condition qu'on reste dans la même catégorie de rôle.

Vos deux personnages cherchent une femme qu'ils recrutent par petite annonce. C'est de cette manière que vous avez trouvé vos épouses ?
P.C. et R.L. : (Silence...) Nous ne sommes pas mariés, nous sommes célibataires, mais on a quand même des connaissances.

Les premières de Laspalès et Chevallier

Premiers soupirs : 11 janvier 1956 pour Philippe, 25 février 1957 pour Régis * Première rencontre : 1980 au cours Simon * Premier spectacle : 1981 "Pas de fantaisie dans l'orangeade" au Théâtre d'Edgar * Première télévision : 1983, au Petit Théâtre de Bouvard. Premier "two-men-show" : 1987, "Bien dégagé derrière les oreilles... SVP" * Premiers de la classe : 1999, grand prix de l'humour de la Sacem * Première pièce de théâtre : 1998, "Ma femme s'appelle Maurice", adaptée au cinéma en 2002 par Jean-Marie Poiré.
Interview par Frédéric Maurice
Paru le 15/11/2003

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