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© J-F Ferrandez


Daniel Mesguich et sa fille Sarah
Aux manettes du Cours Mesguich depuis octobre au Mélo d'Amélie, ouverts aux futurs professionnels et aux amateurs.
Daniel Mesguich
Il enseigne de longue date. Il fut le plus jeune professeur du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique, avant de le diriger de 2007 à 2013. Il mène à l'international, des conférences sur la pédagogie théâtrale et master classes.

Sarah Mesguich
Comédienne, auteur, chanteuse et metteur en scène, elle prend en charge une classe amateur au Lucernaire avant d'enseigner en troisième année du Cours Florent jusqu'en 2014. Sarah s'appelle Mesguich sur scène et Gabrielle pour les cours et la mise en scène.

Quels sont vos rôles respectifs ?
Daniel. Je donne les cours aux futur professionnels, Sarah aux amateurs, pour l'instant.
Sarah. Je m'occupe aussi de la logistique car j'aime organiser les choses. Sur le choix des professeurs et l'organisation, je propose et Daniel donne son avis. La direction est collégiale.
D.M. Mais l'ossature, c'est elle !

Il est surprenant de vous voir dans un lieu où l'on vient surtout pour rire. Pourquoi avoir choisi le Mélo ?
D.M. Les lieux dits « nobles » qui accepteraient des cours tous les matins et certaines après-midi ne sont pas légion. Il fallait donc nous contenter d'un petit espace mais nous avons un accord avec L'Epée de Bois pour jouer nos spectacles en fin de saison. Le Mélo est un lieu charmant, dont le directeur, Jean-Luc Lopez, possède une vraie noblesse. Ce théâtre m'est particulièrement familier, même s'il a changé de nom depuis : j'y ai, dans les années 70, fait un triomphe rare : une queue de 800 spectateurs -pour une jauge de 80- grâce à un article des plus élogieux de Michel Cournot dans le Monde.

D'où vous vient cette envie de transmettre ?
D.M. Faire du théâtre, c'est déjà transmettre à un public. Enseigner en est le prolongement. J'ai eu des professeurs formidables (Vitez, Debauche...). Ce capital, j'en profiterais sans le donner à mon tour ? Non ! Et puis, je m'intéresse aux jeunes acteurs. Je veux qu'ils soient formidables. Enfin, les endroits où on peut tenir un discours, réthorique, philosophique, politique, sur le théâtre et pas seulement, sont rares. Le cours en est un.
S.M. En commençant à mettre en scène, j'ai constaté que le théâtre que je défendais était peu familier des acteurs avec qui je travaillais. J'ai alors éprouvé le besoin d'avancer dans ma propre réflexion et de la partager avec d'autres. Expliquer m'oblige à penser ma pratique, à la nommer.

Comment se déroulent les sélections ?
S.M. Après une audition libre et un entretien, Daniel fait retravailler la scène présentée par chaque postulant.
D.M. S'il est sourd à mes indications, pas question; s'il rate mais a écouté, ça devient interessant; s'il se souvient de tout, on prend. Ainsi, malgré un niveau moyen de premières auditions, ils sont, au bout de quelques mois, devenus des artistes et explosent la plupart des jeunes acteurs de leur âge. Je crois que je ne me suis pas trompé !

Quid de leur avenir ?
D.M. Où ça mène socialement ? Je ne sais pas et ne veux pas savoir par peur que ça me déprime.
S.M. Et moi, plus connectée à la réalité que toi, je souhaite à mes élèves de réussir !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 18/06/2019

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