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© Bruno Perroud


Sébastien Azzopardi
nouveau directeur du Théâtre Michel
Sébastien Azzopardi est un artiste particulièrement éclectique. Acteur, metteur en scène, adaptateur et auteur à succès, il est sur tous les fronts à chaque rentrée. Il me reçoit aujourd'hui au Théâtre Michel dont il est devenu le directeur général et artistique.
Etes-vous toujours directeur général du Palais Royal ?
Oui. En gros, ce sont les mêmes fonctions. Les deux théâtres sont des sociétés indépendantes mais ont la même maison mère. Cela permet à l'une d'aider l'autre.

Diriger un théâtre, ça consiste en quoi ?
Mon quotidien, c'est surtout recevoir des projets, lire des textes, assister à des lectures et chapeauter les équipes. Les comptes, ce n'est pas ce que je préfère mais c'est primordial. J'ai toujours produit mes spectacles. Même avec un tabouret et une chaise, je savais ce que ça coutait, comment faire pour les payer, remplir les attestations Assedic à la main. Je participais directement à la construction des décors. J'allais au marché Saint-Pierre acheter les tissus pour les costumes... Aujourd'hui, je délègue autant que possible mais je sais ce que c'est ! Quant à la vie quotidienne du Michel, je l'ai confiée à une administratrice, Emmanuelle Tachoires, car je suis aussi acteur, auteur, metteur en scène... et père !

Pourquoi et comment le Théâtre Michel ?
J'avais gardé un excellent souvenir de mon passage avec "Mission Florimont" et trouvé une complémentarité avec le Palais Royal, une harmonie d'atmosphère. Ce sont deux bonbonnières de taille différente. Aussi, quand Didier Caron a voulu se séparer du théâtre, je lui ai, en deux ans, fait deux propositions. Francis Lombrail allait signer lorsqu'il a préféré se concentrer sur le rachat de parts de son associé (Pascal Legros) sur Hébertot. Avec son accord, je me suis rapproché une troisième fois de Didier Caron. Ce fut la bonne !


Quelle est la ligne éditoriale du Michel ?
Essentiellement, la création française racontant des histoires, dans tous les genres, comédie, drame, biopic... On travaillera sur l'intime, avec ou sans acteurs connus, même si, sur la scène parisienne, vedettes et grands rôles sont un moteur pour la saison : ça donne envie au public de venir au théâtre et aux médias d'en parler.

Quid de l'auteur et du comédien ?
« Dernier coups de ciseaux » rejoue les prolongations à la rentrée aux Mathurins. « Piège pour Cendrillon », mon adaptation du roman de Sébastien Japrisot sera créée à Avignon cet été et arrivera au Michel le 4 octobre. C'est un thriller psychologique sur l'identité. Une femme brulée dans un incendie. Visage refait. Amnésie. C'est sombre et glamour à la fois. Enfin, avec mon complice et ami Sacha Danino, on se remet à l'écriture... Concernant le jeu, je reprends « Le tour du monde en 80 jours » car, au départ, je fais tout ça pour pouvoir jouer ! Le remplacement me va bien car j'ai besoin de temps pour le reste, dont la famille.

Une bataille à mener ?
Faire venir au théâtre des gens qui n'y sont jamais allés ! Leur faire savoir que le privé s'est modernisé et diversifié et propose des prix accessibles !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 04/06/2019

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