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D.R.


Christian Pereira
Un rôle “gigogne”
Après deux saisons passées dans le spectacle "Théâtre sans animaux", Christian Pereira revient sur le devant de la scène pour "Des Cailloux plein les poches".
Rien ne le prédestinait à sa carrière de comédien. Christian Pereira découvre le théâtre au lycée, en côtoyant des passionnés du genre. À leurs côtés, il interprète Fin de partie de Beckett et trouve du même coup sa voie. "Lorsque j'ai sorti ma tête de la poubelle et que j'ai vu le public, j'ai décidé de faire ce métier." Plus de trente années de carrière plus tard, la passion reste indéfectible. Retors aux plans de carrière, cet acteur dramaturge a tracé un chemin atypique, entre le privé et le public, le cinéma et la télévision. Seul regret : que ces deux derniers ne l'aient employé le plus souvent que pour un physique qu'ils avaient estimé "sévère". Alors que lui-même se définit comme "un clown". Heureusement, quelques metteurs en scène moins obtus ont su reconnaître en lui le comédien chaleureux. Et parmi ceux-ci, Jean-Michel Ribes sous la direction duquel Christian Pereira a interprété dernièrement Brèves de comptoir et Théâtres sans animaux. Il sera dès le 28 août sur la scène du Théâtre La Bruyère, auprès d'Éric Métayer dans Des cailloux plein les poches, une pièce irlandaise signée Marie Jones et mise en scène par Stéphan Meldegg.

Quel est l'argument de la pièce ?
Cela se passe de nos jours, durant le tournage d'un film américain, en Irlande. Éric et moi interprétons deux figurants qui n'ont pas un rond et sont obligés de se démerder. Mais ce sont deux personnages de base car, au final, nous campons sept rôles chacun. Par exemple, Éric fait une star italienne, et de mon côté, je serai tour à tour une assistante allemande ou un jeune drogué à trois âges différents.

Beau challenge !
C'est jubilatoire. Mais surtout, cela pose des questions d'honnêteté et de simplicité quant à l'approche de nos personnages. L'écueil serait d'en faire trop et que l'on ne ressente pas ce pourquoi la pièce a été écrite, qui — selon moi — est un tableau cocasse mais devant aussi être émouvant.

Vous retrouvez Stéphan Meldegg avec lequel vous aviez précédemment travaillé sur Temps variable en soirée.
C'est un metteur en scène que j'apprécie beaucoup, car il est à la fois très calme, très exigeant et très affûté vis-à-vis de ce qu'il veut. Tout en ménageant beaucoup de libertés. Attention, il faut faire ce qu'il veut (rires), mais si la manière dont nous faisons ne s'écarte pas de ce qu'il avait prévu et va dans son sens, il est ravi et plutôt client. En plus, c'est un rieur...

C'est vrai que c'est une qualité que vous devez apprécier, vous qui vous définissez plus comme un comique que comme un acteur...
C'est vrai que je n'ai jamais joué quelque chose qui ne me fasse pas rire. Même en jouant Arturo Ui, je faisais rire. J'aime m'amuser et le théâtre m'a toujours offert cette possibilité. Une pièce sérieuse ? Je ne sais pas, je crois que j'aurais du mal (rires).
Interview par Xavier Leherpeur
Paru le 15/09/2003

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