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© Frank F erville


Raphaëlle Cambray
« Formée à l’ancienne, j’ai la notion du travail »
Comédienne, metteur en scène... et chanteuse, Raphaëlle Cambray enseigne aussi le théâtre.
C'est dans ce dernier cadre qu'elle a rencontré les auteurs et comédiens de « Et si on ne se mentait plus ? ». Grâce à eux, on assiste à de truculents débats entre Jules Renard, Tristan Bernard, Alfred Capus et Alphonse Allais, chez Lucien Guitry. « Si les dialogues sont inventés, situations et faits y reflètent la réalité. Les confronter aux dilemmes classiques de l'amitié au masculin, le succès, l'argent et les femmes, permet de mettre en avant leur esprit, leur art de vivre et leur façon de se sortir avec finesse de situations délicates ». A voir au Tristan Bernard.

Raphaëlle, comment êtes-vous arrivée au théâtre ?
En prépa littéraire au Lycée Henri IV, j'avais besoin d'une « respiration ». Ça aurait pu être le sport mais un bouquin de Jean-Laurent Cochet m'a incitée à assister à un de ses cours. Comme c'était cent fois plus intéressant qu'à Henri IV, j'ai intégré sa classe. Puis il m'a engagée dans « La Reine morte » qu'il montait pour le festival d'Anjou. J'avais 18 ans, et tout s'est enchaîné...

Il y a des hauts et des bas dans ce métier. Quelle est votre approche ?
J'ai beaucoup d'humour, ne suis pas dupe de grand chose et, pour moi, le verre sera toujours à moitié plein quoi qu'il arrive. Formée à l'ancienne, j'ai la notion du travail. Il faut se donner les moyens, croire au coeur et laisser la place au rêve. Ça peut prendre du temps, sans paillettes ni argent facile, mais ça apporte la sérénité. Ainsi, je mourrai apaisée...

La musique semble jouer un grand rôle dans votre vie...
En primaire, j'étais dans une école pilote avec initiation à la musique et à la danse. Depuis, j'ai toujours une passion immodérée pour la musique. J'ai pratiqué longtemps puis le théâtre a pris le dessus... d'où mon grand regret : je ne suis pas devenue chef d'orchestre ! Mais elle s'invite régulièrement dans ma vie : j'ai par exemple mis en scène deux opéras ("Carmen", "Aida") et, récemment avec Elliot Jennicot de la Comédie-Française, joué à la Philharmonie de Paris, « Les Fables de la Fontaine mises en musique par Francis Poulenc » (et on a tous les deux un projet d'écriture sur David Bowie !). Enfin, avec deux chanteurs lyriques, je prépare un concert... de rock !

Comment est né « Et si on ne se mentait plus ? »
Lorsqu'il est tombé malade, Jean-Laurent Cochet m'a demandé de le remplacer auprès de ses élèves et je continue. J'y ai rencontré cinq jeunes comédiens prometteurs. Je les ai incités à ne pas attendre que le téléphone sonne, à écrire un spectacle et à monter leur compagnie (Les Inspirés). L'un d'eux, Mathieu Rannou, fou d'Alphonse Allais, a trouvé l'idée de départ dans les mémoires de Sacha Guitry. Je les ai aidés à l'écriture pendant un an et demi et les ai mis en scène. Dès le troisième jour à Avignon cette année, c'était déjà complet ! Aller chercher des trucs qui ne sont pas donnés gagnants sur le papier et réussir, ça a un côté panache que j'aime particulièrement !

Normal, on y rit et en plus on y apprend plein de trucs !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 27/01/2019

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ET SI ON NE SE MENTAIT PLUS   (150 notes)
THÉÂTRE DU TRISTAN BERNARD
Jusqu'au samedi 1 juin

COMEDIE. Et si on ne se mentait plus raconte l’amitié de Lucien Guitry, Jules Renard, Tristan Bernard, Alfred Capus et Alphonse Allais. Au cours de déjeuners mémorables chez Lucien au 26 Place Vendôme, ces cinq stars de la Belle Epoque ne s’arrêtaient de sourire que pour rire aux éclats. Lors de ces moment...


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