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D.R.


Bruno Massardo auteur de “Ils nous ont relâchés c’matin”
la contre-interview !
Les chiens ne font pas des chats : à comédie déjantée, auteur allumé. "Ils nous ont relâchés c'matin", cette succession de sketches à trois atteint désormais ses quatre années de succès sur les planches parisiennes. Pourtant, Bruno Massardo, doute toujours. C'est moi qui vais devoir le convaincre que son spectacle fonctionne très bien. C'est le monde à l'envers !
Bruno Massardo : Alors, ça vous a plu ? Je pensais que vous ne viendriez pas à notre rendez-vous.

Quelle drôle d'idée ! J'ai adoré. Ginette et Bichon - ce couple à la Shirley et Dino -, sont touchants de bêtise. Le sketch de l'interphone où Ginette ne veut pas laisser rentrer son mari en croyant que c'est un rôdeur, est tordant.
D'accord, mais il ne faut pas croire que tout se résume à ces deux personnages. Je ne veux pas qu'on soit catalogués comme des caricatures, c'est tellement dur d'en sortir.

Mais pas du tout. Les sportifs gays qui font une course de relais sont formidables. Surtout quand ils évoquent les épreuves de la Grèce ancienne où les coureurs étaient nus et confondaient parfois le témoin avec autre chose...
Oui, mais ça c'est un vieux sketch, j'ai envie de l'enlever. Il peut parfois choquer.

Il n'a rien de choquant. Vous ne seriez pas un angoissé permanent ? Même sur scène, vous ne cessez de vous demander si le public est encore dans la salle.
Vous avez raison, notamment quand un des personnages demande à propos du spectacle "comment avez-vous trouvé ?" et que je lui réponds "facilement". Mais il y a quand même des nouveaux sketches dont je suis très fier comme La grand-mère où le quiproquo entre "caveau de famille et caveau - café théâtre" fonctionne bien. Cependant, c'est vrai que je suis toujours angoissé, et superstitieux, en plus. Le 7 est mon chiffre fétiche. D'ailleurs, je suis très content que nous jouions au Vingtième Théâtre parce qu'il est situé au nº7 de la rue des Plâtrières. Mais je crée moi-même mes angoisses. Par exemple pour l'écriture des sketches : ils naissent souvent d'une situation d'urgence. C'est le cas du rappel que j'ai trouvé la veille de la reprise au théâtre Trévise. Même quand je suis sur scène, je me crée des situations de stress : il y a une grande part d'improvisation et parfois je me dis "réveille-toi !" en plein sketch.

Ça fait quatre ans que vous tournez avec "Ils nous relâchés...", vous êtes prêt pour quatre autres années ?
Non. Je crois que nous allons arrêter l'été prochain. J'ai envie d'autre chose. Désormais, mon ambition c'est de reprendre Oscar, la pièce jouée avec Louis de Funès. Je souhaiterais endosser le premier rôle. Mais je ne quitterai pas mes deux comparses. Je vois très bien Delphine Burési dans le rôle de la bonne et David Hissler dans celui du masseur.
Interview par Frédéric Maurice
Paru le 15/09/2003

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