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© Gilles Rammant


Lou Hugot alias Maria Dolores
“Cabaret extraordinaire”
Willkommen à La Nouvelle Ève qui reçoit, du 18 au 30 décembre, le cabaret insolite de la compagnie Avril en septembre dirigée par Armelle Hédin. La sulfureuse Maria Dolores en est la maîtresse de cérémonie.
Maria Dolores est-elle un pendant latin d'Ulrika Von Glott ?
Quand j'ai commencé à me glisser dans la peau de Maria Dolorès, beaucoup de gens me parlaient de Marianne James et de son "Ultima Récital" que je ne connaissais pas. Nous incarnons toutes les deux des divas déjantées mais Maria Dolorès n'est pas une chanteuse lyrique : elle a débuté par le répertoire méditerranéen, reprenant des ritournelles de Dalida ou Julio Iglesias pour explorer ensuite le tango et la musique arabe. Marie Dolorès me permet d'associer le plaisir de chanter à des courts-circuits de l'intelligence. C'est précisément ce qu'on retrouve dans ce "Cabaret extraordinaire" où les personnages pètent les plombs et deviennent drôles malgré eux !

Comment est né cet extraordinaire cabaret ?
Maria Dolores avait beaucoup fait rire Armelle Hédin qui ambitionnait de monter un cabaret avec les artistes de la compagnie Avril en septembre. Nous retrouvons Yanowski, un diable de deux mètres de haut, tout droit sorti du roman de Boulgakov, "Le Maître et Marguerite", comme son partenaire, Fred Parker, le pianiste félin et taciturne de ce cabaret ; Élise Roche qui fait partie de la troupe des Sea Girls et qui est vraiment l'incarnation de la femme naïve ; Immo, l'électron libre et artiste de rue au doux accent allemand. Maria Dolores est la maîtresse de cérémonie de cette soirée où rien ne se passe comme elle le souhaiterait. Elle doit même jouer les célébrités qui étaient supposées être de la revue (Nana Mouskouri, Bibi ou Catherine Deneuve - numéros créés pour des spectacles précédents). Elle est assistée de Jean-Jacques, l'emploi jeune de la mairie, joué par mon ami Christian Tétard, un clown et violoniste virtuose qui, malgré sa bonne volonté, fait tout pour que chaque numéro foire ! Au final, chacun apporte ses références et le meilleur de son univers. Pour la chorégraphie finale, Armelle s'est inspirée de "Cabaret" de Bob Fosse, avec sa dimension érotique... qui se casse rapidement la gueule !

Quel fut votre parcours sur scène ?
Gamine, j'aimais faire mon show en petit comité avec tout ce qui me tombait sous la main, à tel point que mes parents n'en pouvaient plus ! Adulte, j'ai fait les beaux-arts à Toulouse comme j'aimais aussi peindre. En parallèle, j'ai commencé à chanter et à jouer de la clarinette avec des musiciens, puis à imiter leurs mères - celles de copains russes et argentins avaient des voix et expressions extraordinaires ! De fil en aiguille, j'ai créé le personnage de Maria Dolores. Depuis, j'ai joué dans "Les Faux British" et fais partie des "Elianes", quatre filles qui incarnent plein de personnages différents interrogeant le rapport mère/fille. Tout n'a été qu'une question de rencontres !
Interview par Alain Bugnard
Paru le 13/12/2018

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