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© Harry Matenaer


Caroline Vigneaux
au Palais des Glaces
Selon Confucius, « On a deux vies. La seconde commence quand on comprend qu'on n'en a qu'une ». La deuxième vie de Caroline Vigneaux a débuté à 32 ans.
« D'éducation stricte et catholique, j'avais découvert, lors de mes études à la Sorbonne, l'existence d'autres religions ou encore que je n'étais pas de droite alors que je votais à droite comme mes parents. Bref, j'avais appris à penser par moi-même ! Mais, au décès de mon grand-père, j'ai pris conscience que j'étais mortelle ». Elle dresse alors un bilan. Certes, elle aime son métier d'avocate d'affaires. Elle a aussi réalisé son rêve en passant le concours d'éloquence de la Conférence du Barreau de Paris : avocate commise d'office, elle plaide aux Assises pour défendre des criminels. Elle est même en passe de monter son propre cabinet. A cet instant crucial, Caroline se souvient de Jacqueline Maillan dans « Croque-monsieur ». On ne cessait de lui répéter « tu fais trop de bruit, calme toi ». Elle découvrit soudain « le droit d'être comme ça ». Ou encore du « plaisir immense de faire rire » ressenti avec la troupe de théâtre de l'Union des Jeunes Avocats, grâce à ses sketches sur la vie du Barreau de Paris. Subitement, tout est clair : « j'avais mis sous cloche ma fibre artistique ! ». L'appel de la scène la submergeant, elle décide de changer de vie. «Pas question de tout mener de front, je risquais de tout rater. Par mon métier, je savais que j'avais une plume et des facilités à parler. Mais, pour faire rire, il faut savoir écrire des vannes et bien les « vendre » ». Alors, elle se met au travail et, ayant suffisamment bossé pour se constituer une mise de départ, se produit dans un petit théâtre parisien, Le Lieu.

« Depuis le début, je parle de moi, de mon expérience, mais, dans mon premier spectacle « Il était une fée », une fée déjantée prenait possession de moi. Ça m'a aidée à prendre mon envol. Aujourd'hui, j'assume, je parle en mon nom ».

Je le dis sans détour, « Caroline Vigneaux croque la pomme » est de très haute volée et c'est, enfin, un spectacle féministe non clivant ! Il, y a eu le souci de « faire rire en disant des choses vraies, en permettant d'apprendre et surtout de réfléchir à ce que nous faisons, disons ou pensons sans y prendre garde » et « adore frôler la ligne rouge sans la franchir ». Aussi, fruit de recherches et de documentation sérieuses, écrit au cordeau et avec intelligence, son one est truffé de perles d'humour, parfois déjantées, parfois crues voire trash, mais jamais gratuites, toujours subtiles et élégantes. De la Genèse aux tabous en passant par l'historique des droits des femmes à travers le monde, il défend un féminisme égalitaire. Exemples à l'appui, Caroline décline de bout en bout l'égalité en droit des hommes et des femmes. Et quand elle fait remarquer que ce sont majoritairement des hommes qui ont voté pour les droits acquis, elle souligne leur... féminisme... et les fait applaudir. Oui, enfin, un one féministe qui s'adresse à part égale aux femmes et aux hommes, dans le meilleur et dans le rire !
Zoom par Caroline Fabre
Paru le 26/12/2018

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