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D.R.


Jean-Philipe Bêche
«  Le Roi Arthur » sur scène
Ce Lyonnais, fils d'un instituteur qui lui a donné le goût de l'Histoire, a très vite envie d'en raconter...
« Je lisais beaucoup, j'allais voir de nombreux classiques au Théâtre des Célestins et, très vite, j'ai voulu passer derrière le rideau rouge. D'ailleurs, mon rêve serait de jouer un jour aux Célestins, là où tout a commencé pour moi ! ». Après des études de droit économique et social, « avoir un bagage c'est toujours utile. Ça m'a charpenté ...et je sais lire un contrat ! » il part vivre à Paris et intègre le Cours Viriot puis les Ateliers Andréas Voutsinas. Depuis, sa carrière est résolument éclectique, passant du théâtre au ciné et à la télé, des « 39 marches » au « Gros diamant du Prince Ludwig » ou à « La cantatrice chauve », de La Huchette à l'Epée de Bois... « Je n'ai pas de plan de carrière. On m'appelle, je travaille, je suis heureux ! ».

En septembre, il verra aboutir un projet qu'il porte depuis plus de quatre ans : retracer l'histoire du Roi Arthur, personnage mythique né, malgré tout, d'une certaine réalité. Avec un enthousiasme débordant, il raconte qu'il est allé aux sources, historiques, celtiques et païennes, en « laissant de côté le folklore et la récupération religieuse qui en a été faite ultérieurement » pour écrire cette « quête du sens de la vie, une histoire d'hommes et femmes qui tentent de se débattre dans un monde dur et cruel qui leur échappe, avec son lot de faiblesses, de meurtres, de trahisons, de désirs de pouvoir... bref très shakespearienne. Faire ressurgir des notions comme code d'honneur et belles valeurs humaines en cette période où la barbarie est de retour me semble important. Restons des hommes debout, solides, pas belliqueux mais vainqueurs et forts, avec un sens de l'honneur et une humanité qu'il ne faut surtout pas perdre ! Après tout, la chevalerie, n'est-ce pas simplement de la courtoisie ?».

A l'Epée de Bois, ils seront onze, dont un musicien, à faire revivre l'Angleterre du 5ème/6ème siècle en pleines guerres tribales. Arthur y luttera pour « fédérer des peuples barbares afin de combattre des envahisseurs divers et variés » et se faire reconnaître par leurs barons qui le boudent parce qu'il n'est pas de lignée royale. Il y aura aussi l'amitié fraternelle entre Arthur et Lancelot qui volera en éclat dès le premier regard échangé avec Guenièvre, la femme d'Arthur, car « Lancelot, c'est un beau mec, asocial, genre cowboy solitaire sans foi ni loi ». Ne seront pas oubliés non plus la quête du Graal « par Perceval selon l'histoire celtique », la Fée Morgane, Merlin le magicien « fruit d'un humain et d'un démon, il n'a pas basculé du côté obscur de la force, lui (rire) » et tous les autres personnages dont des « moins connus que je souhaitais faire découvrir ». Et d'ajouter « les femmes ici ne sont pas des potiches. Elles sont indépendantes, libérées avant l'heure, ne supportent aucun pouvoir et surtout pas celui des hommes ».

Sur scène, quand on prend une épée, on ne fait pas semblant car j'ai collaboré avec un des meilleurs maîtres d'armes qui soient, François Rostain, avec qui je fais de l'escrime depuis deux ans. D'ailleurs, ces valeurs défendues sur scène, on les retrouve dans le sport... quand il n'est pas pourri par l'argent ».

En résumé, Jean-Philippe Bêche nous promet « un spectacle entre mythe et réalité, comme "Game of Thrones" ou "Star Wars" -toutes proportions gardées!-, de l'action, des sentiments et ressentiments, du tribal, du païen et de l'organique... qui parlera à chacun, toutes générations confondues ».
Portrait par Caroline Fabre
Paru le 03/09/2018

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