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© Delphine Royer


Daniel Damartin dit Dada
« Yvette Leglaire est mon clown et mon clone »
En 1995, Dada créait Madeleine Crouton, boulangère acariâtre qui l'accompagna dix années durant. Yvette Leglaire, (très) vieil ersatz de Piaf à la voix approximative, apparait pour la première fois en 2002 à l'Eurovartovision (parodie de l'Eurovision).
« Yvette représente cette chanson française qu'on ne doit pas oublier et toutes les chanteuses que j'aime, avec leurs vies déglinguées parfois. Elle a les mêmes travers que moi. Ses médisances sont des méchancetés d'amour, autant dire des cris du coeur. Comme moi, elle n'est pas très jolie et a des amours difficiles... En somme, Yvette est mon clown et mon clone ». De fait, au cours de notre entretien, Dada passe sans cesse du masculin au féminin comme du « elle » au « je ».

Coqueluche d'un cabaret lillois depuis dix ans, Yvette a aussi partagé « La folle et véritable vie de Luigi Prizzoti » (Edouard Baer) mais surtout, elle fait un tabac chaque dimanche au Point Virgule depuis... treize ans ! « Trop fatiguée, pour l'instant, pour faire Bercy, je préfère m'émerveiller de ce miracle ».

Dada, lui, ne faiblit pas : sortie d'un vinyle de fausses chansons de l'Eurovision en avril, un livre parsemé « d'autodérision sur Yvette et moi-même pour transmettre la mémoire de la chanson française » en préparation, tournée...

Mais c'est Yvette qui conclut. "Certes, je condamne les violences, mais le trop correct, quelle barbe ! Moi, je me laisse draguer... d'autant que les occasions se font de plus en plus rares ! Alors, venez me voir..."
Portrait par Caroline Fabre
Paru le 20/05/2018

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