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Guillaume Mélanie
D.R.


Libres ! Ou presque…
Jean Franco & Guillaume Mélanie
Été 1942. L'un est juif, l'autre homosexuel. Réussiront-ils à rejoindre la zone libre pour échapper à la déportation ? Nous ne sommes décidément pas près d'oublier les « heures les plus sombres » au regard de la prolifération de créations sur ce thème ! Examinons plus précisément ce qu'apporte au sujet cette comédie écrite et interprétée par Jean Franco et Guillaume Mélanie, et mise en scène par Raymond Acquaviva.

Jean Franco est Moïshe

Après avoir exploré les vicissitudes du monde politique dans vos deux précédentes créations, pourquoi avez-vous choisi de nous embarquer au cœur de la Seconde Guerre mondiale ?
Nous souhaitions avant tout raconter une histoire d'amitié. Ce juif et cet homo qui n'ont rien en commun à part d'être persécutés et qui, au début de l'histoire, sont bourrés d'à priori sur la communauté de l'autre, forment un duo antagoniste intéressant.

Pourriez-vous nous présenter votre personnage ?
Moïshe a 36 ans. Il est instituteur et n'a plus le droit d'exercer son métier, ce qui est pour lui un crève-cœur. D'un caractère naturellement pessimiste et cynique, l'époque dans laquelle il évolue ne le pousse évidemment pas vers l'espoir. Mais sa rencontre avec André va peut-être le détendre un peu et l'aider à enfin s'ouvrir aux autres.

Pour quelles raisons avez-vous de nouveau fait appel à Raymond Acquaviva ?
Ce choix a été une évidence. D'abord, c'est un formidable directeur d'acteurs. Ensuite, nous le connaissons depuis dix ans : après avoir vécu les aventures incroyables de "Panique au ministère 1 et 2", la complicité est éminemment forte, et la communication, fluide. Enfin, cette période historique le passionne. De fait, il insuffle au projet un enthousiasme qui nous porte et nous supporte. Dernière chose : cet homme nous fait rire comme c'est pas permis !

Guillaume Mélanie est André

Étoiles jaunes, triangles roses et rouges... L'obsession des classes dirigeantes pour le fichage n'est-elle toujours pas d'actualité comme l'illustre la mainmise des GAFAM sur chacun de nos faits et gestes informatiques ?
C'est la raison pour laquelle les artistes auront toujours le devoir d'éveiller ou de réveiller les consciences. Faire une comédie sur un juif et un homosexuel qui s'évadent, menottés l'un à l'autre, nous permet de rappeler à la conscience collective qu'il y a moins de cent ans, nos grands-parents ou arrière-grands-parents avaient connu l'enfer et disaient : «plus jamais ça ».

Que diriez-vous de votre personnage ?
André est un jeune homme de 37 ans, homosexuel. C'est un garçon naïf, tendre et profondément gentil. Trop peut-être. Je lui envie sa candeur et son innocence !

Vers quelles émotions souhaitez-vous conduire les spectateurs ?
Je serai heureux si les gens sortent de la pièce en ayant beaucoup ri mais en se disant, qu'au fond, ils ont vu un spectacle drôle qui fait réfléchir ! C'est notre objectif !
Dossier par Alain Bugnard
Paru le 08/02/2018

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