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© Bernard Richebé


Vincent Dedienne
Le Jeu de l’amour et du hasard
Il est à l'affiche de la nouvelle création de Catherine Hiegel au Théâtre de la Porte Saint-Martin.
Comment êtes-vous arrivé sur le projet de Catherine Hiegel ?
J'ai croisé Catherine Hiegel par hasard. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire mon admiration, ma passion pour Elle. Elle m'a dit qu'elle ne me détestait pas non plus. Quelques semaines plus tard, elle est venue voir mon spectacle, puis je suis allé la voir jouer Grumberg au Théâtre de l'Atelier. En sortant du théâtre, elle m'a proposé de me diriger dans Arlequin. J'ai dit oui sans prendre la moindre seconde de réflexion. Il faudrait être bien sot pour dire non à Catherine Hiegel et à Marivaux !

Qu'appréciez-vous dans le texte de Marivaux et la vision qu'en donne Catherine Hiegel ?
La langue, d'abord. Si belle, si aiguë. Et puis la cruauté, l'absolu sadisme de ce jeu, la délectation avec laquelle Marivaux jette ses personnages dans une expérience périlleuse. Catherine fait entendre tout ce que cette expérience a de résonances sociales actuelles : qui sont les riches, qui sont les pauvres, que se passe-t-il si l'on inverse les rôles ?

Comment allez-vous appréhender Arlequin ?
C'est le valet de Dorante, un domestique. Je vais tâcher de l'éloigner de l'image d'Épinal avec sa batte et ses losanges multicolores. Il y a chez ce personnage une enfance mais aussi une lucidité. Ce jeu lui donne l'opportunité de mener la grande vie.

Quel genre de couple allez-vous former avec Laure Calamy ?
En coulisses, un couple très physique, très charnel... (Rires.) Et sur scène, on essaiera d'aller chercher ce que ces personnages portent de drame et de beauté. Autour de nous, des arbres, des fleurs et du violoncelle : tout pour que l'amour fleurisse et que les secrets circulent !
Interview par Alain Bugnard
Paru le 22/02/2018

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