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Dirty dancing
©Philimmefretauly.


Comédies musicales
Chantons sous la pluie !
La comédie musicale élève le cœur et l'esprit, magnifie les valeurs essentielles que sont la beauté, le partage, l'amour et l'amitié authentiques. Elle est au cinéma ce que l'opéra est à la musique classique : la subtile combinaison de tous les arts.
Gros plan sur les adaptations scéniques de quatre films cultes des années 1980 et 1990, portés par de jeunes et généreux artistes complets. Autant d'antidotes au poison néo-libéral qui continue de s'abattre sur la France, nous aidant à nous reconnecter à notre nature profonde.

Dirty dancing
Ben Akl

Après un rôle secondaire dans "Résiste, le musical" de France Gall, et plusieurs apparitions en drag queen dans "Priscilla, folle du désert", Ben Akl a décroché le rôle de Johnny Castle : « Le challenge fut double : comme je viens de la danse urbaine, il m'a fallu intégrer les danses de salon (mambo, chacha, valse, swing...) et il s'agit de mon premier grand rôle ! Johnny est issu d'une classe très pauvre, travaille dans un hôtel de luxe, est écrasé par une hiérarchie méprisante et humiliante. Il est constamment jugé à l'aune de son rang social. Son apparence, très dure, cache une grande fragilité. Son passé reste flou - on ne connaît pas ses rapports avec ses parents - mais personne ne s'est battu pour lui : il a dû s'en sortir par lui-même. Il soutient beaucoup de monde : par son charisme et son physique, il attire beaucoup de gens. Il va pouvoir se mettre à nu grâce à sa rencontre avec Bébé en découvrant l'amour authentique. Ils vont se tirer vers le haut, découvrant la réalité de leur monde respectif qui sont très différents... Contrairement au film qui se cantonnait à cette belle histoire d'amour, la pièce originale abordait de nombreux sujets sociaux. Les fans retrouveront donc tout ce qu'ils ont aimé dans le film avec quelques bonus ! Nous évoluons dans l'univers pêchu des années 1960, avec perfecto, jeans noirs et lunettes. Ce rôle m'a confirmé mon goût pour la comédie. La scène a vraiment du sens pour moi : c'est là que je me sens le plus vivant, à ma place, nourri d'émotions fortes. J'ai une belle connexion avec ma partenaire, Gaëlle Pauly, contrairement à Patrick Swayze et Jennifer Grey qui ne s'entendaient pas du tout ! Elle apporte beaucoup de vérité à notre interprétation. »


Priscilla, folle du désert
David Alexis

Le bus des trois extravagantes divas australiennes fait de nouveau escale au Casino de Paris. Et à l'une de nous confier qu'elle « ne peut imaginer l'arrêt du spectacle ! J'ai tenu des rôles magnifiques dans "Le Bal des vampires", "Oliver Twist" ou "Cabaret" mais je ressens vraiment quelque chose d'unique avec "Priscilla"! Sans doute parce que j'incarne une femme qui était un homme, avec toutes ses failles, ses souffrances internes... Mais surtout, ce spectacle donne la banane ! Chaque soir, les mille personnes qui viennent nous voir sont debout et nous touchons tous les spectateurs. Humainement parlant, le public sent qu'il se passe quelque chose de dingue dans ce spectacle. Nous partageons du bonheur en chantant, en dansant et en racontant l'histoire d'un homme qui se déguise en femme et retrouve son fils... Nous avons développé une magnifique complicité avec Laurent Ban et Jimmy Bourcereau et réussi à former un trio cohérent sans tomber dans la caricature. Peut-être parce que nos expériences professionnelles correspondaient à celles des personnages. Bernadette, l'aînée, est vraiment venue à moi : pour les auditions, on m'a rasé les jambes, mis collants, robes, talons, perruques et j'ai laissé ma féminité apparaître à la surface. J'aime beaucoup sa manière d'être distante et en même temps très présente. Sa maturité aussi, liée à son parcours et ses deuils. Elle exprime une mélancolie, une nostalgie qui peuvent la faire paraître blasée mais elle reste une combattante, toujours prête à mettre un grand coup de pied dans la fourmilière ! »


Grease
Alexis Loizon

Un rôle secondaire dans "Footlose", celui de Gaston dans "La Belle et la Bête", puis les premiers rôles "d'Aladin, faites un vœu" et de "Roméo et Juliette, les enfants de Vérone". Aujourd'hui Danny Zucko dans "Grease", Alexis Loizon s'est imposé parmi les talents du musical français. « "Grease" a toujours été ma référence : c'est le film qui m'a donné l'amour de la comédie musicale ! Danny est un personnage plus complexe qu'il n'y paraît : est-il un romantique, un voyou ? Alyzée Lalande, qui joue Sandy, partage avec moi la même vision du film et la même démarche pour le spectacle : donner un renouveau aux personnages tout en gardant une part de nostalgie. Nous avons laissé libre cours à notre nature, comme deux gamins qui veulent jouer à John Travolta et Olivia Newton-Jones ! L'atmosphère du film est assez sucrée. Le spectacle l'est encore plus ! On a la sensation d'entrer dans un "diner" américain. C'est l'Amérique des années 1950, fantasmée à coups de rose bonbon et de bleu turquoise ! Pendant 2h30, nous nous immergeons dans cette époque où tout était plus simple et beaucoup plus classe ! Même les "bad boy" faisaient des efforts pour s'habiller ! Aujourd'hui, on n'a plus trop envie de s'identifier à la racaille ! J'aurais aimé vivre et grandir à cette époque plus heureuse et plus saine. L'idéologie dominante dénigre les histoires d'amour alors que l'amour est fondamental dans nos vies. Beaucoup sont nostalgiques de cette époque où les sentiments étaient roi à l'écran. Pourtant, le public en veut, comme le prouve son goût pour la comédie musicale : il y a de plus en plus de productions au format Broadway et Paris a de moins en moins à rougir de New York, Londres ou Stuttgart ! »


Bodyguard
Benoît Maréchal

On peut lui trouver des airs de James Dean, Paul Newman ou encore Marlon Brando. Après avoir été à l'affiche de Quartett avec Isabelle Huppert, Benoît Maréchal reprend le rôle tenu par Kevin Costner au cinéma. « Le tout premier spectacle de comédie musicale que j'ai eu la chance de voir fut "Cabaret", au Gammage Theatre à Tempe, Arizona. Il n'a fait que renforcer mon intérêt pour la danse et le chant. Je suis fan du film de Bob Fosse et de Joel Grey. J'aime aussi beaucoup Euan Morton ("Taboo", "Hedwig and the angry inch") et Alan Cumming. Je savais que j'aurais plaisir à faire partie d'une comédie musicale. Aussi, quand j'ai vu que l'on castait pour une adaptation de "Bodyguard", je me suis dit "pourquoi pas" et j'ai été exaucé ! Du film, je conservais surtout le souvenir de la bande son. Le plus de cette adaptation, c'est le frisson du live : 26 comédiens et chanteurs, 8 musiciens qui jouent chaque soir en direct, dont une chanteuse époustouflante. Je vous laisse imaginer ce à quoi peuvent ressembler les représentations d'une Rachel Marron, star interplanétaire, aux Grammy Awards : ça déménage, entre pyrotechnie et lumières de concert pop ! Quant à moi, je suis Frank Farmer, un ancien membre des services secrets. Cette première expérience de protection d'une personnalité du show-business ne m'enthousiasme pas, mais je suis touché par le fait qu'elle ait un fils lui aussi en danger. Sous cette carapace de gros dur, je suis entraîné à ne pas me dévoiler. Tomber amoureux de Rachel est contraire à mes pratiques et brouille mes habitudes ! Le couple que nous formons avec Valérie Daure est glamour mais plein de tensions : Frank est réfléchi, très secret et professionnel tandis que Rachel est une tigresse, une bête de scène au caractère bien trempé. »
Dossier par Alain Bugnard
Paru le 20/01/2018

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