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Annie Grégorio
© Celine Nieszawer


Comme à la maison
Annie Grégorio & Éric Romand, au Théâtre de Paris
Comme tous les ans, Suzanne, sorte de mamma sarthoise, a réuni ses enfants autour de sa table pour fêter la Saint-Sylvestre. Pierre Cassignard met en scène cette première comédie de Bénédicte Fossey et Éric Romand, avec Annie Grégorio, Lisa Martino, Françoise Pinkwasser, Aude Thirion, Pierre-Olivier Mornas et Jeoffrey Bourdenet.
Éric Romand, auteur

Coiffeur - au théâtre bien sûr -, Éric Romand, fait ses premiers pas en tant qu'auteur avec cette comédie écrite avec la journaliste Bénédicte Fossey. « Nous avions pensé à Annie Grégorio en écrivant ce personnage de mère dévorante, omniprésente. C'est elle qui mène la barque, elle veut tout tenir, fait en sorte que tout reste en ordre de marche. Elle est capable de toutes les compromissions, mensonges et secrets. Il fallait cependant qu'elle ait beaucoup d'humanité et de fragilité afin de pouvoir lui pardonner, parfois, ce qu'elle peut dire ou faire. C'est une comédie pure mais le sujet de fond est grave, cette famille étant très névrosée ! L'idée, c'était de rire de la famille, de nous, de ces choses pas forcément drôles auxquelles nous sommes confrontés. Ils ne savent pas se parler, s'écouter. Chacun a la sensation d'être dans une case et le moins aimé, le moins respecté. Toute conversation sérieuse est impossible et balayée par des choses du quotidien, très matérielles. Chacun garde son poing dans sa poche sans relever les petites piques. Mais ce soir de nouvel an, une mèche s'allume entraînant un lâcher-prise, un processus de catharsis. »

Annie Grégorio est Suzanne

Décidément, Maman a toujours tort ! Annie Grégorio en fait une fois de plus l'expérience avec cette comédie qui lui fut écrite sur mesure : « En lisant cette pièce, j'ai reconnu des amis, des voisins, Paris, la province... Le public se reconnaîtra dans ces personnages, leurs fêlures, leurs non-dits, leurs petites jalousies. C'est finalement une pièce assez sentimentale avec beaucoup d'amour, de pudeur. La mère abusive que je suis réunit ses deux fils, sa fille, sa belle-fille et sa sœur. Le mari est à l'étage, malade. On ne le voit pas. Ils sont contents de se retrouver tout en s'y sentant un peu contraints ! Puis vient un moment où les reproches commencent à fuser. Cela pourrait être tragique mais c'est une vraie comédie... au vitriol ! Elle est très moderne dans l'écriture : ce sont des gens simples qui parlent comme ils pensent, au premier degré, sans atours ni détours ! Au début, le vent est faible mais certaines révélations vont déclencher un tsunami ! Le tout avec humour car c'est le rire qui gagne tout au long de la pièce. Suzanne est haute en couleur. Elle a vécu beaucoup de choses et on ne lui a pas témoigné beaucoup d'amour. Elle s'est mariée jeune, a accepté son emploi d'épouse et de mère de famille. Mais elle ne sait pas parler délicatement. Elle est même un peu rustre ! Mais ses enfants sont toujours là car ils cherchent l'amour de leur maman ! »
Dossier par Alain Bugnard
Paru le 30/11/2017

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COMME À LA MAISON   (92 notes)
Salle Réjane
Jusqu'au dimanche 31 décembre

COMEDIE. Bonne Année! Comme tous les ans, les enfants de Suzanne viennent la lui souhaiter. Comme tous les ans, elle va les garder à manger. Comme tous les ans, elle va leur faire son gratin. Mais cette année, ce sera pas vraiment comme d’habitude… Ah la famille!


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