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© Jean-Chistophe Lemasson


Les Vibrants
Quentin Defalt & Benjamin Brenière
Le théâtre comme planche de salut. Avant la guerre, l'avenir d'Eugène s'annonçait radieux. Après Verdun, sa nouvelle identité de « Gueule Cassée » le plonge en enfer. La bienveillance des équipes médicales du Val-de-Grâce et de Sarah Bernhardt l'aideront à affronter sa nouvelle existence.

Quentin Defalt, mise en scène


Pour quelles raisons le texte d'Aïda Asgharzadeh vous a-t-il séduit ?
Depuis la création de ma compagnie "Teknaï", nous avons toujours écrit des textes parlant de solitude, de quête de soi. J'aime travailler sur l'identité, l'isolement et la nécessité de se constituer une famille pour affronter le monde. Cette histoire de Gueule Cassée qui tente de s'en sortir par le théâtre répondait à mes axes de travail. De plus, l'écriture d'Aïda est très cinématographique, ce qui correspond à mon univers visuel.

Dans quel cadre avez-vous choisi de placer votre troupe ?
J'aime travailler les images. Je pense toujours à une mise en scène comme à un gigantesque tableau. De fait, j'aime jouer sur les contrastes et les ambiances sonores enveloppantes. Mes mises en scène baignent toujours dans le clair-obscur, entouré de sons d'ambiances très présents. J'utilise les codes du cinéma : apparitions, disparitions, fondus enchaînés, son immersif...

Quels questionnements souhaitez-vous laisser aux spectateurs ?
Le public se demande si Eugène, la Gueule Cassée, arrivera à surmonter son handicap, si sa rencontre avec Sarah Bernhardt sera suffisante pour oublier qu'aux yeux des autres, il restera toujours un monstre. Mais je souhaite aussi que le public sorte avec de l'espoir. L'espoir que, quelles que soient nos difficultés, la passion et la persévérance peuvent être salvatrices.


Benjamin Brenière est Eugène


Benjamin Brenière, que l'on a récemment pu voir dans "Le Porteur d'histoires" d'Alexis Michalik, incarne le personnage central de la pièce. « Eugène s'est engagé en 1914. Avant la guerre, il exerçait le métier de maçon et avait tout pour lui : beau, jeune, sûr de lui... Il est fauché par ce qui lui arrive et ne veut plus voir personne. Il sort de la vie. Bien souvent, sans s'en rendre compte, grâce à des soutiens, il va retourner au monde des vivants. Il sort du silence pour se remettre petit à petit à espérer, à souffrir, à vivre. À ses côtés, Henriette Ferry - un personnage inspiré de l'infirmière Henriette Rémy qui publia en 1942 "Hommes sans visage", récit de son expérience avec des blessés maxillo-faciaux -, est jouée par Amélie Manet, qui offre également un portrait plus sensible que réaliste de Sarah Bernhardt. Aïda Asgharzadeh joue Blanche et Sylvie, deux personnages fictifs (en alternance avec Élisabeth Ventura). Blanche est une actrice en devenir dont Eugène tombe amoureux avant de partir sur le front. Sylvie est une infirmière en devenir qui vient d'intégrer le Val-de-Grâce. Enfin, Matthieu Hormuss joue le colonel Picot, authentique créateur de l'association des Gueules Cassées. Il est aussi le docteur Morestin, médecin qui a considérablement fait avancer la chirurgie réparatrice, et enfin, Henry Valémy, comédien qui interprète le rôle de Christian dans le "Cyrano" que jouera Eugène. Henry est tout ce qu'Eugène n'est plus : beau, vivant, sûr de lui... »
Dossier par Alain Bugnard
Paru le 01/09/2017

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VIBRANTS (LES)   (95 notes)
STUDIO DES CHAMPS-ELYSEES
Jusqu'au dimanche 17 décembre

C. DRAMA. 1914. Eugène, aussi beau qu’insolent, part pour le front comme engagé volontaire. Surpris par un éclat d’obus à Verdun, il devient l’une de ces nombreuses gueules cassées. Rien, durant ses années de convalescence au Val-de-Grâce, ne semble lui redonner goût à la vie. Jusqu’au jour où il fait la re...


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