Connexion : Adhérent - Invité - Partenaire
Accueil Qui sommes nous Nos services Comment adhérer Questions courantes Contactez nous

© William Let


Marie-Anne Chazel
"Tant qu’il y a de l’amour"À la Michodière
Il y a de la vie ! C'est ce qu'a compris Marie, prête à tout pour fuir la cage dorée dans laquelle son époux la retient prisonnière. Aux côtés de Patrick Chesnais, Laurent Gamelon et Valérie Bègue, Marie-Anne Chazel nous entraîne dans une comédie délirante signée Bob Martet et mise en scène par Anne Bourgeois.
Comment ce projet, à l'affiche alléchante, s'est-il monté ?
Anne Bourgeois, que j'avais rencontrée sur "Représailles" avec Michel Sardou, m'a fait lire ce texte de Bob Martet. J'ai découvert un ovni drôle et burlesque, cruel et vachard ! Son constat sur les rapports amoureux n'est pas optimiste ! Mais le ton est très intéressant, très moderne. Dans le rôle de l'époux volage, Anne voyait Patrick Chesnais avec qui je rêvais de jouer. Très vite est arrivé le nom de Laurent Gamelon pour celui de l'amant, ce qui a fini de me séduire ! Enfin, Anne a choisi Valérie Bègue pour le rôle de la jeune maîtresse. La rencontre de nos quatre personnalités est jouissive !

Quel est le point de départ de cette aventure ?
Nous pénétrons l'intimité peu rutilante d'un couple marié depuis trente ans : Marie voudrait partir avec son amant, le pharmacien. Mais son mari est très satisfait de la tromper abondamment avec des femmes plus jeunes ! Marie, qui a déjà beaucoup fait pour le convaincre de partir, va recourir à des moyens extrêmes. Le problème de cette éternelle romantique est de ne pouvoir vivre pleinement son grand amour. Elle a compris qu'il lui fallait jouer son va-tout d'autant qu'elle a trouvé un homme sur lequel elle pouvait exercer son pouvoir, son autorité et sa séduction ! Pour elle, c'est une bouffée d'oxygène qui lui a « ouvert les volets ». La force de cet amour lui offre une seconde jeunesse.

Comment décririez-vous son entourage ?
Son époux est l'homme le plus égoïste de la terre : il est très heureux de se partager entre sa maîtresse, sa maison et son petit boulot. Il témoigne d'un penchant pour le whisky et d'une rigidité qu'il ne s'applique pas à lui-même ! Quant à son amant, c'est un pharmacien aussi lâche que grand et baraqué, totalement épris de Marie qui se sent ragaillardie, éblouie d'avoir un homme prêt à aller au bout du monde pour la garder. Dans cet univers tordu, la jeune maîtresse est la plus lucide, la plus franche. Elle regarde ces grands enfants avec consternation. Elle devient le révélateur qui provoque les prises de décision car elle ne s'accommode pas de cet entre-deux.

Dans quel univers théâtral nous situons-nous ?
Ce n'est pas un vaudeville classique. Le propos, c'est la liberté et le bonheur de chacun : où ceux des uns commencent-ils sans affecter ceux des autres ? La langue de Bob Martet est épurée, métaphorique. C'est une comédie loufoque, presque surréaliste. On rit beaucoup des délires dans lesquels partent les personnages. L'action se déroule dans un décor mobile d'Édouard Laug qui figure tantôt l'appartement du couple, tantôt la pharmacie. Le challenge pour toute l'équipe est de faire découvrir l'humour de Bob Martet qui est la colonne vertébrale de ses pièces.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 15/09/2017

-
Haut