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© Bruno Perroud


Denis D’Arcangelo
L’Ombre de Stella
Après les truculentes "Madame Raymonde", Bandolina Ruth, dans "Le Cabaret des hommes perdus" ou encore Préciosa dans "La Nuit d'Elliot Fall", Denis D'Arcangelo se glisse dans la peau de l'assistante d'une star de cinéma, pour ce monologue de Pierre Barillet mis en scène par Thierry Harcourt.
Pour quelles raisons ce projet vous a-t-il séduit ?
Pierre Barillet a écrit cette pièce au début des années 1990 et a longuement hésité avant de la proposer à une actrice. C'est après avoir vu "Madame Raymonde" qu'il a considéré qu'elle pourrait me convenir. J'ai, quant à moi, craqué pour ce très joli rôle. Le texte, vivant et pétillant, parle subtilement d'une époque qui m'intéresse beaucoup (l'entre-deux-guerres, la guerre et l'après-guerre) et de ses artistes. Il évoque aussi l'interminable débat sur la situation des artistes pendant l'Occupation, soit l'éternelle interdépendance entre l'art et le pouvoir : qu'est-ce que collaborer ou résister quand on est artiste ?

Parlez-nous de votre Ombre !
Mylène Janvier a été toute sa vie la secrétaire, la confidente et le souffre-douleur de Stella Marco qu'on ne voit jamais. Quand elle prend la parole, Stella est en train d'agoniser dans la pièce voisine. Mylène, qui veille sur ses vieux jours et a partagé ses années de gloire et de déchéance, est priée de raconter ses mémoires. Elle parle à un magnétophone pour raconter Stella. En réalité, elle se raconte aussi et toute une époque, depuis leur rencontre en 1937 jusqu'aux années 1990. Stella est décrite comme un monstre d'égoïsme prêt à écraser son entourage pour servir sa carrière. Mylène a été son esclave consentante. C'est le bilan d'une femme amère qui lui a sacrifié sa vie amoureuse et sa carrière.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 03/06/2017

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